Covid-19 : Patville Le Feuilleton | Chapitre 23 | Brenda Jackson

Patville Le Feuilleton, un journal fiction, écrit par Yves Carchon, en temps de la pandémie du coronavirus Un nouveau chapitre à suivre, tous les vendredis. Avant dernier chapitre…

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Patville, Journal en temps de coronavirus

Chapitre 23 : Brenda Jackson

Du fond de sa cellule, avec sa voix du Sud, il avait évoqué son enfance crasseuse, dans un bled paumé, un peu comme Patville, pas loin de Tupelo où était né Elvis. Un village que bordait une route poudreuse, où passaient sans arrêt des camions, soulevant une putain de poussière qu’on retrouvait un peu partout dans la baraque qu’ils habitaient, son père et lui. Reno n’avait jamais connu sa mère, partie avec un producteur de films qui, de passage dans le Mississipi, avait cru voir en elle de la graine de star.

Mais Reno n’avait jamais su si elle avait fait une réelle carrière, et même ce qu’elle était devenue. Un secret bien gardé par son père qui s’était refusé à épiloguer sur la chose. Elle avait pris le large avec un cinéaste, et c’était tout.

Faut dire qu’elle était divinement roulée et belle comme un ange, aux dires des petits Blancs qui l’avaient bien connue quand elle était déjà jeune fille, même que Reno avait dû hériter de son physique, pour le visage, les yeux et le sourire. Pour ses cheveux, blonds-blancs comme les blés, et son athlétique dégaine, c’était de son pater qu’il les tenait.

Un père fermier, éleveur de poulets qui vendait ses volailles au marché, pour presque trois fois rien, une misère en dollars. Une vie de petit plouc, au service de son plouc de père, voilà ce qu’elle avait été son enfance à Reno. Avec un paternel aigri, brutal, pas franchement marrant et porté sur l’alcool de maïs.

Reno avait connu les interminables raclées à coups de ceinturon, les torgnoles, les coups de pied au cul, et ces nuits à dormir, en boule dans le poulailler, quand son père l’avait simplement décidé. Une enfance malheureuse, à bosser tout le jour, sans avoir jamais vu l’ombre d’un banc d’école. Par chance, appartenant à la racaille blanche, celle de ces petits Blancs mal dégrossis et crevant la misère, Reno avait trouvé des camarades de jeu en la personne de gamins noirs, vivant comme lui derrière la voie ferrée.

Un quartier de branlantes masures où s’entassaient de nombreuses familles, vivier renouvelé dans lequel ne cessaient de puiser les propriétaires blancs pour cultiver leurs champs. Reno assistait quelquefois à des scènes tragiques, comme celle qui l’avait marqué à tout jamais où un planteur avait battu à mort un de ses ouvriers.

A la maison, c’était pas mieux. Reno l’avait compris. Pour s’affranchir de la férule de son père détesté, il s’était décidé à se lancer dans le trafic de chevaux, sans bien sûr son accord. Du jour au lendemain, il était devenu maquignon. Et dans cette profession, chacun le sait, l’honnêteté est des plus relatives. Après deux ou trois vols dans des enclos et une revente juteuse de canassons volés, il avait pu brandir ses premiers gains à la barbe de son père.

— C’est pour toi, avait-il asséné. Tu pourras agrandir ton cheptel de poules ! Surtout, ne me demande pas où j’ai gagné tout ce pognon ! A partir d’aujourd’hui, je mène mes affaires seul ! Et t’avise plus jamais de me cogner !

Depuis ce jour, son père avait fait profil bas. En retour lui revenait une partie de l’argent que son fils tirait de la vente de ses bêtes. C’est à cette époque-là qu’il avait appris à jouer de la flûte, entubant ceux qui se laissaient berner, bercés par son bagou. Pourtant, les maquignons qu’il rencontrait n’étaient pas des agneaux, encore moins des jobards. Mais il avait déjà ce don d’entourlouper son monde et nous avions compris très vite qu’un gars comme lui aurait non seulement vendu du lait à une fermière, mais avec les bidons en plus !

En cheville avec des bouseux bossant à la journée pour des patrons les rémunérant une misère, Reno faisait certaines nuits des descentes dans les ranchs pour y voler mustangs et étalons. Nombreux de ces péquenots, qui se disaient cow-boys, ne lui donnaient un coup de main que dans l’idée de se venger des fermiers exploiteurs et d’ainsi se payer sur la bête. Mais Reno s’en foutait et leur laissait une large part au moment du partage. Eux au moins savaient manier le lasso !

Plus tard, la vente des Winchester lui avait ouvert de plus larges horizons et lui avait permis de découvrir une autre clientèle, et de grossir ainsi considérablement ses gains. On lui avait parlé des Cherokees qui, dans les temps anciens, achetaient des armes aux Anglais, les même Cherokees décimés par l’épidémie de variole, une décennie plus tard.

Et Reno s’était dit qu’à l’instar des tribus cherokees, les Blancs qui tenaient le haut du pavé dans le Mississipi seraient sans doute les tout premiers intéressés pour obtenir des carabines à prix de gros. Pour peu qu’ils soient nombreux, chacun y trouverait son compte. A commencer par lui.

Et ça avait marché du feu de Dieu, jusqu’au malheureux jour où il avait appris qu’il pratiquait une concurrence déloyale auprès d’autres marchands. Il aurait pu étendre sa clientèle, s’il n’avait pas très vite compris qu’il en gênait certains, faisant de l’ombre entre autres à un cartel de négociants en armes ayant pignon sur rue et qui le regardait comme un chien fou qui s’ébrouait dans leurs plates-bandes.

Il avait mis très peu de temps à intégrer qu’on ne manquerait pas de se débarrasser de lui, pour peu qu’il insistât. Il avait donc envisagé une véritable reconversion, suivie tout aussitôt par l’achat d’un camion qu’il avait pu payer grâce à ses Winchester vendues, camion avec lequel il comptait assurer un méthodique circuit de livraisons auprès des établissements hospitaliers de deux comtés.

« C’était très simple ! nous avait expliqué Reno. J’achetais en direct, auprès des producteurs, des fruits et des légumes en gros, que je livrais dans la foulée. La plupart des lieux de livraison étaient des dispensaires et hôpitaux de la région. Mes tournées étaient organisées de telle sorte que je m’y rendais à dates et heures fixes. En l’espace d’un an, grâce à une dérogation des services du comté, j’avais élargi mon champ d’action aux prisons et aux pénitenciers, dont celui d’Oraculo.

J’aurais pu en rester là et prospérer comme un vrai capitaliste. Ça marchait plutôt bien. Mais un gars comme Murphy, rencardé par le Rat, avait su me convaincre que la came et la prostitution pouvaient me rapporter très gros. A raison. J’ai mis hélas les doigts où il ne fallait pas !

De livraison en livraison, j’ai banalisé toutes ces choses, au point de mettre sur le coup un des fils Cooper, qui hélas en est mort. Paix à son âme ! Quand j’y pense, c’était un pauvre gosse, pas franchement aimé de son daron ! ».

Tout ça, on l’avait certes suivi avec les confidences que Jeff avait faites à Emy. On n’était pas surpris. L’histoire, on la connaissait en partie, avec la mort du fils Cooper et tout le grand toutim qui s’en était suivi. Mais là, ce qui était unique, c’est qu’on recueillait en direct la version de Reno, comme l’autre face de la médaille en somme. Jim en avait conclu qu’il n’y avait pas de vrais coupables dans cette histoire, ou que tous on l’était, tous autant qu’on était dans ce bled de merde.

Reno, dans sa cellule, avait rallumé son cigare. Et il avait tenu à reparler de son trafic de Winchester, y revenant en boucle, comme une imparable obsession, — trafic qu’il regrettait d’avoir mené, car toutes ses carabines vendues avaient hélas servi au suprémacisme blanc.

Jim, intrigué, avait voulu savoir de quoi diable il parlait.

« Ah, oui ! Ce sont des choses ici qui vous passent au-dessus de la tête ! Là-bas, du côté de Memphis, les Noirs sont traités comme des moins-que-rien, des sous-hommes, des bêtes. Dans le Mississipi, il ne se passe pas un jour sans que l’un d’eux ne soit pendu ! Certains Blancs disent vouloir rétablir la suprématie blanche ! Une sacrée connerie ! Moi, les Noirs, je les ai côtoyés, j’ai vécu et joué avec eux. J’avais même des amis parmi eux !  Ils ont du sang pareil au nôtre, ils rêvent aux mêmes choses que nous. Ils souffrent et meurent comme nous. Et ils n’auraient pas droit de vivre tranquillement sur cette foutue Terre ? »

Il s’était énervé, Reno, comme s’il se rappelait de sales choses.

— Vous connaissez le K.K.K, les gars ? 

Juchés sur notre observatoire,  agrippés aux barreaux, nous suivions les volutes de son bout de cigare. Dès l’arrivée dans sa cellule, il avait négocié pour qu’on le fournît en cigares. Avec le peu d’argent qui lui restait en poche et qu’il avait confié à Jim, nous avions pu en acheter chez Samuel en prétextant qu’ils étaient destinés à M. O’Hara. Le plus souvent, il commençait par les fumer, puis quand ils s’éteignaient, il les mâchait en continuant à parler. Mais nous, on savait plus très bien s’il préférait chiquer ou quoi.

— Le Ku Klux Klan, ça vous dit quelque chose ? avait repris Reno.

Non. Mr O’Hara n’avait jamais parlé du Ku Klux chose à Jim, ni des horreurs allant avec, sinon, c’est sûr, il aurait tout gardé en tête, Jim, et on n’aurait été moins ignorants, nous autres, perchés ainsi sur nos palettes. Même le révérend, qui en savait pourtant des choses, lui, n’avait jamais fait allusion à tous ces crimes. Mais bon, il avait bien fallu admettre que nous étions ignares sur ce point-là, honteux comme des cancres. Mais Reno, grand seigneur, avait minimisé la chose.

— Normal que vous ne sachiez rien ! avait-il convenu de sa voix mélodieuse. Personne ici n’en parle et ne veut en parler ! Faut dire que ce n’est pas glorieux pour nous autres les Blancs ! Le K.K.K est composé d’une bande de tarés qui ne veulent pas entendre parler des Noirs !

Et qui se réunissent en bandes pour les exterminer, en brûlant leurs écoles, leurs maisons, leurs églises. En torturant et en violant leurs femmes et en pendant les hommes. J’ai vu, une nuit, ces diables débouler dans le bled de merde dont je vous ai parlé, qui abritait entre autres pas mal de familles noires. Des gens qu’on connaissait avec mon père.

Vêtus de longue tuniques blanches et coiffés de capuches pointues, qui masquaient leurs visages, je les revois qui avançaient en brandissant de grandes croix que dévoraient des flammes, formant comme un étrange et scintillant cortège de feu. Je les ai vus — de mes yeux vus, incendier le village et pendre aux branches basses d’un sycomore trois bons pères de famille, devant les yeux de leurs enfants et de leurs femmes. Et ça, chez nous, dans le Mississipi, ça arrive plus souvent qu’on ne croit ! Ce sont des meurtres quotidiens qu’on ne punit jamais et que tolèrent les Blancs qui ont apparemment tous les pouvoirs sur la sous-classe noire. C’est comme ça, qu’ils en parlent des Noirs. D’une sous-classe. Pour eux, les Noirs ne méritent pas de vivre.

Il s’était arrêté et avait regardé nos faces, mi ahuries et mi choquées, hochant la tête comme s’il avait encore devant les yeux l’immonde forfait auquel il avait assisté quand il était gamin.

— Savez, les gars, avait-il ajouté. J’ai parfois honte d’être du Sud ! Comment peut-on laisser se propager de tels crimes sans les juger et les punir ? 

Quand Jim, plus tard, avait voulu savoir ce que Don O’Hara pensait de cette chasse aux Noirs, celui-ci s’était contenté d’inspirer, avant de se bourrer une pipe. Puis il s’était assis sur la terrasse dans son rocking-chair préféré, invitant Jim à s’asseoir à son tour.

« Vois-tu, avait-il dit à Jim, ces choses-là hélas existent ! Il semblerait que nous les Blancs, nous soyons de sacrés prédateurs, mais pas uniquement avec les animaux et la végétation qui nous entoure, mais avec les humains, autrement dit avec nous-mêmes ! Quand tu regardes notre Histoire, qu’en déduis-tu ? Penses-tu réellement, Jimmy, que nous soyons civilisés ?

Jim était resté coi, enfin selon ses dires. Il m’avait dit qu’il n’en menait jamais bien large quand Mr O’Hara lui expliquait les choses de ce monde, d’autant quand il prenait un air sérieux et grave. S’il posait sa pipe, c’est qu’il avait des choses à dire pour un après-midi au moins. Et Jim savait qu’il embarquait sur la fameuse pirogue dont son père adoptif lui avait parlé quelquefois, « la pirogue Connaissance, mon garçon. »

« Eh bien, crois-tu que nous soyons civilisés ? » avait repris Don O’Hara d’un ton professoral. A l’évidence, non ! Nous aurions pu le devenir peut-être si, en posant le pied en Amérique, nous n’avions pas exterminé les trois-quarts des Indiens pour leur voler leurs terres, afin d’y faire trimer des Noirs qui nous avaient été vendus à vil prix et qu’on avait réduits en esclavage.

Devenus bras, hommes à tout faire dans le champs de coton en Virginie, en Caroline, dans le Mississipi aussi, des Noirs qu’on a certes affranchis mais pour mieux les chasser et les assassiner ! Peut-on voir dans tout ça une once de sagesse ? Ça se saurait, tu ne crois pas ! Eh bien, les membres du K.K.K ne sont pas moins que des racistes et pour beaucoup des assassins. Ils devraient être jugés et punis pour tous leurs crimes commis. Au lieu de quoi, les autorités les laissent faire, pour la seule raison qu’ils sont issus des rangs des riches familles du Sud. »

Le temps que Mr O’Hara eût fumé ses deux pipes, Jim s’était retrouvé instruit sur le comportement de certains Blancs à l’encontre des Noirs. Et ça l’avait pas mal secoué, ayant deux jours plus tôt rencontré à l’office religieux une gamine qui chantait dans les chœurs. Avec une voix, m’avait dit Jim, qui l’avait à ce point remué qu’il n’avait pas dormi de toute une nuit.

Elle s’appelait Brenda Jackson. Déjà, avec un nom comme ça, je m’étais dit qu’elle tutoyait probablement les anges. En m’écoutant, Jim avait ri mais pas du rire que je lui connaissais, d’un autre, comme s’il avait pouffé, un peu comme quand riait Emy ou quand se bidonnait Audrey. Mi-gêné, mi couillon, avec un peu de rouge aux joues. Et ça, ça ne trompait personne, à commencer par moi.

En fait, c’était le révérend qui, sur l’obstination de Mme O’Hara à le voir intégrer la chorale, l’avait placé à côté de Brenda. Et c’est Brenda qui lui avait montré où étaient les livrets pour chanter. Jim m’avait dit avoir littéralement fondu devant son magnifique minois et son regard, et dont le blanc de l’œil tranchait sur sa peau noire. De plus, toujours selon le descriptif de Jim, Brenda était vêtue d’une robe du dimanche, une robe toute blanche comme en arceau, que ses nattes corbeau rendaient plus lumineuse encore. Le plus mignon, et qui avait achevé Jim, c’étaient ses socquettes blanches, tirebouchonnant sur de petites chaussures dont le bout rond luisait à la lueur d’un cierge. Oui, Jim avait tout bonnement craqué rien qu’en la regardant et rien qu’en l’écoutant chanter. 

— Dimanche prochain, viens donc au temple ! m’avait dit Jim. Tu pourras voir Brenda !

A quoi j’avais dû rétorquer que Pa m’interdisait formellement de mettre les pieds au temple. Ce qui était la vérité. Je n’avais même pas droit de me mêler aux ouailles qui, le dimanche, sortaient du temple après l’office, tant Pa pensait qu’ils étaient tous des mécréants. « Lenny, n’oublie pas que ces ploucs sont tous des hypocrites ! S’ils vont au temple, c’est par peur de clamser ! Et s’ils prient le Seigneur, c’est pour se réserver uniquement une bonne place au Ciel ! »

Ce que Pa avançait trouvait comme un écho en moi, qui résonnait un peu comme dans une caisse de tambour. Il avait peut-être bien raison au fond, même s’il avait de drôles d’idées parfois : c’était la trouille qui les faisait courir au temple, autant qu’ils étaient tous.

Mais Jim tenait tellement à ce que je voie Brenda que j’avais fini par mollir et lui promettre que je ne manquerai pas d’aller les voir chanter, lui et Brenda, dussé-je désobéir à Pa. Il m’avait même donné un plan pour entrer dans la place sans que personne n’en sache rien.

— Le mieux, m’avait-il exposé comme un chef de guerre la veille de la bataille, est de rentrer discrètement au temple au début de l’office. Tout le monde se sera mis debout, avec la Bible en mains, à débiter un interminable baratin, genre prières et infinis répons ! Et toi, tu pourras sans problèmes te faufiler sans que personne ne te voie ! Tu n’auras plus qu’à te planquer derrière l’un des piliers et attendre que l’on chante ! Un peu avant la fin, tu fileras comme tu seras venu ! Tu penses quoi de ce programme ?

J’avais souri. Moi, ce que j’en pensais, c’est que Jim était mon ami. Un ami véritable, prêt à me faire braver les tempêtes paternelles, uniquement pour que j’entende chanter la fille dont il était tombé raide toqué : Brenda Jackson.

 

 

yves-carchon-ecrivain

Patville, un feuilleton signé Yves Carchon, écrivain, auteur de "Riquet m'a tuer", de "Vieux démons", de « Le Dali noir », et de son nouveau polar « Le sanctuaire des destins oubliés »

 

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T
Bonne journée Bernie
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B
merci à toi aussi
B
Je suis fan de Mahalia Jackson.....
Bon Vendredi
Répondre
B
Moi aussi