Covid-19 : Patville Le Feuilleton | Chapitre 20 | Murphy, Audrey, Reno et compagnie

Patville Le Feuilleton, un journal fiction, écrit par Yves Carchon, en temps de la pandémie du coronavirus Un nouveau chapitre à suivre, tous les vendredis.

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Patville, Journal en temps de coronavirus

Chapitre 20 : Murphy, Audrey, Reno et compagnie

Après un tel procès, — escamoté aux dires de Mr O’Hara, vu la faiblesse de la défense et le désir du juge Wharton d’en finir au plus tôt, Collins n’avait pas renoncé à en apprendre davantage sur la mutinerie d’Oraculo. Il comptait prendre tout son temps pour cuisiner le Rat, avec l’arrière-pensée d’en savoir plus sur les agissements du sieur Reno, dont le Rat avait forcément connaissance.

Même s’il s’était buté et n’avait pas ouvert la bouche durant toutes les audiences, il était clair — d’après Collins, qu’une fois sous les verrous, il réfléchirait à deux fois, d’autant si l’on tentait de s’employer à reculer la date de son exécution.

C’était précisément sur ce point-là que voulait jouer Jeff : faire croire au Rat que, s’il coopérait, on le garderait plus longtemps à Patville et que, peut-être, il pourrait échapper à la chaise électrique. Un pari comme un autre. Murphy y croyait à demi mais Jeff savait apparemment ce qu’il faisait. Emy, plus bavarde qu’une pie, nous avait assuré que Jeff gardait plus d’un tour dans son sac et qu’il comptait user de ruse avec le Rat pour lui tirer les vers du nez. « Bon sang !

Si vous voyiez ce pauvre Jeff, nous avait-elle confié. Depuis qu’il a le Rat dans le collimateur, il ne dort plus ! Ce n’sont pas ses aveux concernant la mutinerie qui vraiment l’intéressent, puisqu’il est déjà condamné. Non, ce qu’il veut de lui, c’est un témoignage en bonne et due forme sur le trafic de Reno à Oraculo, à seule fin de monter un dossier à charge contre lui ! Et pour cela, le Rat devrait se mettre à table ! »

Le Rat, bouclé dans sa cellule, passait apparemment son temps à roupiller, se nourrissant à peine, au point que Jeff s’en était alarmé et avait demandé au Doc d’aller le voir pour l’ausculter. Le Doc avait conclu qu’il souffrait d’apathie, propre au manque de drogue, et qu’il était probablement atteint d’une perte de mémoire, sorte d’amnésie vécue après un choc.

On peut imaginer que ça n’arrangeait pas les affaires de Collins, faisant — toujours selon Emy, une véritable fixation sur le témoignage du Rat. « A quoi bon extorquer un pareil témoignage, puisque que Murphy est prêt à témoigner contre Reno ? » lui avait-elle balancé. Et là, Collins était resté muet comme une carpe, comprenant de lui-même qu’il s’entêtait pour rien.

Murphy, de son côté, en attendant que lui parvienne une nouvelle affectation, avait quitté la chambre du Cactus Bar, le bâtiment était en voie d’être reconstruit à l’identique. Le Révérend, vivant dans sa maison tout près du temple, avait ouvert à l’ex-gardien-chef un pavillon niché dans son jardin.

Murphy, ayant remercié l’homme de Dieu, avait pris ses quartiers, ne manquant pas de joindre chaque matin les bureaux du comté, dans l’espoir de régler rapidement sa situation administrative.  Mais tout était très fastidieux et le comté paraissait long à la détente, obéissant à de multiples urgences, dont l’aide prioritaire à apporter à la reconstruction des maisons de Patville, détruites depuis l’inondation, et la restauration du bagne d’Oraculo.

D’ailleurs, tout Patville était en chantier : certaines maisons de la rue principale, d’autres dans les ruelles où s’était engouffré le flux tumultueux de la rivière. Des équipes de maçons, de couvreurs et autres charpentiers étaient déjà à l’œuvre, prévoyant cette fois-là des pilotis sous chaque maison construite, en vue d’anticiper pour l’avenir.

Le temple s’était vidé de son afflux humain, ouvert en catastrophe lors de l’inondation, après qu’on eut dressé un village de tentes pour accueillir plus dignement les familles sinistrées, en attendant que les maisons en dur soient achevées. De grandes tentes, à la manière indienne, s’étaient élevées vers le ciel, même que Paco et ses amis de la tannerie avaient mis la main à la pâte. Jim, en voyant ces guitounes alignées, avait parlé d’un « vrai village indien ».

Avec tout ça, comment se sentir désœuvrés ? Pas le temps ! On était comme au cinéma, Jim et moi, avec un film qui n’aurait pas de fin. On n’en avait pas terminé avec le procès du Rat, que déjà Jim et moi nous sentions appelés à mesurer, de maison en maison, l’avancée des travaux dans Patville, sans oublier un seul instant la détermination de Jeff Collins à mettre le grapin sur ce fantôme de Reno, envolé, disparu depuis la grande inondation.

Plus une seule trace de lui, excepté cette piste levée par l’homme de main du vieux Cooper, mais qui n’avait mené à rien puisque Reno s’était échappé à la barbe de Jeffries par l’arrière d’un motel.

Restait Murphy, avec lequel on avait été mis en relation, grâce aux bons soins de Miss Melons, que l’on savait avoir frayé avec le gardien-chef au bagne. Il était vrai qu’on avait fait le siège du pavillon où il vivait pour recueillir un témoignage de première main sur la mutinerie d’Oraculo.

Non sans mal, il faut dire, le Révérend s’évertuant à protéger son pré-carré de jardinet. Ah, ça, il ne voyait aucun inconvénient à ce que Jim l’aidât à préparer le temple, mais quant à traverser l’espace de son jardin, ça paraissait être pour lui une chose insurmontable !

Heureusement Murphy s’était prêté de bonne grâce à nos fréquentes visites, mais on avait compris qu’il le faisait pour faire plaisir à Miss Melons, Audrey ayant apparemment plaidé avec talent pour nous…

Jim avait remarqué le drôle de regard que Murphy posait parfois sur Audrey. « Tu crois qu’ils font des choses ensemble ? » avais-je demandé à Jim. « Pour sûr ! Et ils auraient bien tort de se gêner ! » Selon Jim, ce n’était pas dans l’annexe du Révérend qu’ils forniquaient, ni même dans la chambre d’Audrey, surveillée par Mme O’Hara, très à cheval sur la morale.

Non, c’était dans une grange, loin des regards, il ne voyait bien qu’ça, lui, Jim, ou au bord de la Snake, du côté de la tannerie. « Penses-tu que si on lui demandait, elle fricoterait avec nous ? », avais-je tenté auprès de Jim. « Tu veux dire… avec nous ? ». « Ben, oui ! ». C’est là que Jim avait hoché la tête. « Faudrait peut-être lui demander ! », qu’il avait dit, songeur. J’avais compris qu’il n’y avait jamais pensé mais qu’une pareille idée lui souriait. A suivre, m’étais-je dit.

Du coup, entre les longs après-midis passés avec Murphy et les confidences d’Emy, on était au courant de pas mal d’affaires sur ce qui se passait non seulement à Patville, mais dans tout le comté. A tout ça s’ajoutait la source intarissable du Daily Sun, que lisait Mr O’Hara, nous informant copieusement sur des événements plus importants et plus lointains. Sûr qu’on était servis sur un plateau et que très peu de choses nous échappaient !

On était d’autant plus comblés qu’on avait découvert en Murphy un conteur idéal, un type qui te brossait avec moult détails un tableau très complet des multiples combats que ses grand-père et père avaient mené contre les Sioux, ou de sa guerre qu’il avait partagée en 1918 avec Blackstone, en sa qualité d’aide-de-camp de feu l’ex directeur d’Oraculo.

Un solide guerrier, ce Blackstone, qu’il avait secondé au plus près dans l’Argonne. Un bled vraiment paumé, selon Murphy. Un jour, au plus fort du combat, la baïonnette d’un Boche s’était plantée dans la cuisse de Blackstone. « Sans le Major Powers et la présence d’esprit de votre serviteur, il serait mort pissant le sang, » avait conclu Murphy. 

Evidemment, Jim et moi buvions ses paroles. Je me souviens que, tirant volontiers sur les bretelles tenant son pantalon, Murphy nous la bâillait bien belle. Peut-être, vu l’intérêt qu’on lui portait, en faisait-il des tonnes et en rajoutait-il. Mais lui, ayant compris que nous étions friands de gestes héroïques, n’épargnait pas sa peine, en décrivant par le menu toutes les tueries et les carnages qu’il avait rencontrés, autant d’atrocités que désormais il regrettait, dont il semblait se repentir.

Pour chasser ces fantômes, il était revenu sur l’épisode de la mutinerie et l’assassinat de Blackstone par le Rat, et il avait tenu à nous parler des us et des coutumes qui régissent un bagne, et des conflits et pataquès ne manquant pas de survenir en milieu carcéral. Les punitions, le trou, les tabassages en règle, les viols, la drogue, les rixes souvent mortelles scandant le quotidien des détenus. Les travaux forcés sous la pluie ou dans l’étuve du désert, sous un soleil de plomb.

Les nuits à grelotter sur sa paillasse, à chercher la chaleur d’un giton. « Une vie de chiotte », selon Murphy. Beaucoup s’ouvraient les veines et certains se pendaient. D’autres devenaient fous, à l’exemple du Rat. « Un taré de première », qu’il avait dit Murphy. On était bien d’accord, nous autres, pour l’avoir vu de nos yeux vus, vomir sa rage durant tout le procès.

Par chance, — quand on avait soupé d’entendre ses noires histoires de bagne, Murphy nous racontait les grandes figures de l’Histoire de l’Ouest. Aventuriers, renégats de tous poils, personnages exemplaires, il avait tout en tête et aurait pu nous dérouler durant des jours leurs incroyables exploits.

Ainsi, la vie du bien nommé Allan Pinkerton, ayant sauvé la vie d’Abraham Lincoln, que des esclavagistes voulaient assassiner en gare de Baltimore. « Un tonnelier venu d’Ecosse, ce Pinkerton, qui avait infiltré le clan des comploteurs et avait pu sauver Lincoln en le faisant monter et se cacher dans une sorte de fourgon à bestiaux, où il était resté tapi tout le trajet. C’est ainsi qu’il était arrivé sain et sauf en gare de Washington.

Le même Pinkerton qui, par la suite, créa la toute première agence de détectives privés, avec des méthodes bien à lui, comme par exemple les prises d’empreinte et les portraits-robots… Même qu’il tenait des fiches pour chaque affaire suivie et que le FBI, en 1924, les avait rachetées pour s’en inspirer bien plus tard. Les p’tits malins du Bureau Fédéral avaient ainsi trouvé dans ses dossiers des fiches sur des voleurs de bétail et des braqueurs de banques, mais aussi d’autres fiches portant sur les infidélités de maris, les mauvaises mœurs de dames et autres turpitudes humaines. Un type comme J. Edgar Hoover n’aurait pu exister sans Allan Pinkerton. Il était un pionnier, ayant ouvert tout bonnement la voie aux Services Secrets. » 

— Mais… avait tenté Jim.

Murphy l’avait interrompu.

— Une minute, mon garçon !

C’était toujours ainsi avec Murphy. A peine en avait-il fini avec une légendaire figure, qu’il sautait à une autre, dévidant son histoire sous un flot de paroles.

« Sans parler de la vie fabuleuse de la non moins glorieuse Annie Oakley, tireuse de foire, une as de la gâchette faisant mouche à tout coup. Devenue si célèbre que Buffalo Bill en personne avait dû l’embaucher dans son Wild West Show. Ce n’était qu’une fille de quakers de l’Ohio mais qui pouvait, avec une seule balle, fendre une carte en deux ou faire tomber, à plus de trente pas, la cendre d’une cigarette !

Une sacrée virtuose, cette Oakley ! On dit que, Bill et elle, se sont mariés dans le plus grand secret et qu’elle était la mieux payée de toute la troupe. A cette même époque où ils ont présenté leur spectacle à Paris, en 1889, si j’ai bonne mémoire… »

Le Révérend, souvent, mettait un terme à ce déluge d’histoires qu’on aurait écouté des jours entiers. Il prétextait que les parents de Jim devaient l’attendre, sachant que Pa et Ma, ces mécréants, se foutaient bien des lieux où je traînais. Nous filions donc, repus de rêves, après avoir promis au gardien-chef de revenir.

— Ça marche ! lançait Murphy. La prochaine fois, je vous raconterai la vie de John Johnson !

Le lendemain, nous faisions un tour dans Patville, où s’érigeaient de jour en jour de nouvelles maisons, donnant à la grande rue un petit air pimpant. Le Cactus Bar n’avait jamais autant brillé dans le soleil du matin. Un juke-box et un flipper neufs devaient être bientôt livrés, qu’Ed Rogers avait aussitôt commandé avec l’aval de sa compagnie d’assurance.

Du coup, ayant poussé jusqu’à la tannerie, Paco nous avait expliqué qu’un bonne partie du matériel était encore en panne. Là aussi, d’après ce qu’avait Cushing, ils auraient droit aux dédommagements de l’assurance. C’est là qu’on avait vu Murphy assis dans l’herbe, en bordure de rivière, avec une fille dont la tignasse était celle d’Audrey. « Alors, j’avais raison ou pas ? », m’avait balancé Jim.

En revenant, nous avions reparlé du physique d’Audrey en faisant un crochet jusqu’au bureau de Jeff Collins. Celui-ci n’arrivant qu’à neuf heures, Emy était déjà en piste dès huit heures, au cas où le comté aurait téléphoné. En général, elle buvait un café, tout en feuilletant tranquillement un magazine de modes. Elle paraissait toujours ravie de voir nos deux frimousses franchir le seuil du bureau. Mais c’était Jim l’objet de toute son attention.

— Dis-moi, mais regarde-moi cette tête ! Tu t’es vraiment peigné ? lui disait-elle.

— Peut-être bien avec un râteau ! riait Jim.

— Approche !

Jim approchait, se dandinant comme un couillon. Emy passait alors les doigts dans sa touffe de cheveux, plutôt drue. Mais Jim voulait déjà la faire parler : c’était donnant-donnant, qu’il m’avait dit.

Très vite, elle nous donnait des nouvelles du front. Ainsi, quand l’écharde du Rat lui avait été retirée, grâce au bon sens d’Emy, Collins s’était comme détendu. Ça n’avait pas duré longtemps. Sans être atrabilaire, Jeff devait se sentir en tension pour pouvoir exister. Il n’était pas du genre à rester les deux pieds dans un même sabot, ça non. Encore que des sabots, il n’en portât jamais. Mais peu importe ! Ses bottes auraient pu faire l’affaire.

Jeff était désormais tendu vers un seul objectif : boucler Reno. Mais le traquer d’abord. Il comptait bien reprendre la piste là où Jeffries l’avait laissée. Repartir du motel d’où il avait filé. Reno ne pouvait être loin et Jeff ne l’imaginait pas s’enfuyant du comté. Etait-il protégé par une huile comme une rumeur le laissait croire ? Ça paraissait extravagant et même invraisemblable.

Jeff était d’autant plus nerveux que J. Cooper, remis de l’épisode de son haras dévasté par les pluies, lui avait demandé des comptes au sujet de Reno, responsable à ses yeux de la mort de son fils. Au téléphone, il avait à nouveau pesté contre cet incapable de Jeffries, ayant laissé filer ce meurtrier dealer. Puis les services du comté avaient eu droit à une volée de coups de cravache, la même dont il usait avec ses alezans pour les dresser. Enfin, il s’en était pris à Cushing, l’édile le plus médiocre qu’il ait jamais connu.

— Et vous, pour couronner le tout, qui vous dites shérif et qui laissez courir les assassins en liberté ! avait conclu Cooper, d’un ton si dédaigneux qu’il n’en avait fallu pas plus pour pousser Jeff dans ses retranchements.

— Monsieur Cooper, je ne laisserai jamais un assassin se balader en liberté ! Reno, pas plus qu’un autre ! Je ne lâcherai pas l’affaire ! Nous avons dû faire front à une inondation et aux dégâts nombreux qu’elle a occasionnés ! Sans compter le drame de la tuerie d’Oraculo qu’il a fallu gérer bon gré, mal gré ! Aujourd’hui, je reprends mon enquête et compte la mener à son terme ! Je ne demande qu’une chose : laissez-moi faire mon travail !

Sur ce, il avait raccroché au nez de J. Cooper. Aussi curieux que cela fut, Cooper s’était gardé de rappeler. Mais il avait aussitôt joint Cushing, qui avait appelé Collins pour lui faire un sermon, mais vraiment pour la forme. Cushing connaissait trop hélas cet emmerdeur de J. Cooper.

« Quand je pense, s’était dit Collins, qu’un type comme Reno court tranquillement en liberté quand moi je dois passer les trois-quarts de mon temps à me farcir des J. Cooper ! »

En retrouvant Emy et sa gueule d’amour, il s’était convaincu qu’il n’avait pas une vie aussi pourrie. La preuve : Emma lui avait préparé un Mac and cheese.

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Patville, un feuilleton signé Yves Carchon, écrivain, auteur de "Riquet m'a tuer", de "Vieux démons", de « Le Dali noir », et de son nouveau polar « Le sanctuaire des destins oubliés »

 

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J
Intarissable pour les histoires à raconter ce Murphy ! Quant à Reno je vais vite lire le prochain article
Bonne journée Bernie
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B
Super
T
Passe une bonne journée Bernie
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B
Merci, toi aussi.
B
Apocalypse now ....
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B
C'est un peu ça...
M
j'aurai préféré un bon sandwich bien de chez nous....mais à chacun ces goûts.....passe un bien agréable vendredi avec cette douceur du temps
Répondre
B
C'est vrai qu'un bon sandwich ça ne se refuse pas.