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Parlermo-Montecarlo : Kito de Pavant se remet en mode ‘ Régate ‘

A bord du Class40 Made in Midi, avec lequel il va participer à la prochaine Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Kito de Pavant a rejoint, en solo, le nord de la Sicile. Il a pris le départ de la course Palermo-Montecarlo ce mardi 21 août, une classique de fin d’été en Méditerranée, qu’il va courir en équipage réduit.

Made in Midi dans le port de Palerme  Sicile © Kito de Pavant
Made in Midi dans le port de Palerme, Sicile © Kito de Pavant

 

Parlermo-Montecarlo

Kito de Pavant se remet en mode « Régate »

En compagnie d’un de ses fidèles lieutenants, Jonathan Chodkiewiez, et d’Achille Nebout, jeune loup de mer « made in YC Mauguio-Carnon », il va peaufiner encore les réglages de son Class40, sur les 500 milles nautiques de cette régate hauturière.

Et se mettre en mode « régate », comme il l’avait fait en juin sur la Rolex Giraglia. « Quand tu t’entraînes tout seul, en solo, dans ton coin, tu ne te mets pas de pression.

Et ça me manque », explique le skipper qui va en avoir, de la concurrence, sur les quatre jours de course, au milieu d’une flotte de 60 voiliers, en majorité composée de maxi-yacht de propriétaires truffés d’équipiers.

 

Il n’y a pas que l’autoroute A7 qui est encombrée, au mois d’août. La Méditerranée aussi. Et si la Mare Nostrum ne connaît pas toutefois les traditionnels bouchons du cœur de l’été, ça navigue quand même pas mal sur la Grande Bleue. Et il faut rester vigilant.

Même habitué à y tracer son sillage, Kito de Pavant reste toujours sur le qui-vive. Et lui qui est parti le 15 août de Port-Camargue, cap sur la Sicile pour y prendre le départ de la prochaine Palermo-Montecarlo, n’a pas beaucoup fermé l’œil sur ses 600 milles en solo.

« Avec toutes les alarmes qui s’y mettent les unes après les autres selon les routes de collision, le niveau de charge des batteries ou encore le réveil, dont le niveau sonore est tel que je suis épouvanté par la seule idée qu'il ne sonne, on ne peut pas dire que j’ai beaucoup dormi ! ».

Mais bon, le gars n’est pas là pour dormir, même s’il travaille sans cesse sur le sommeil en mer en collaboration avec Bastide Médical, l’un de ses partenaires. Non, si le skipper du Class40 « Made in Midi » a effectué cette traversée en solitaire - « débutée avec un bon mistral puis en mode moteur avec arrêt du ventilateur pour terminer à la voile sous les orages », c’est à la fois pour parfaire son entraînement en vue de la Route du Rhum, mais aussi pour aller se mettre en mode « régate ».

 

« Se mettre en conditions de course, je manque de ça » ...

 Comme il l’avait fait sur la Rolex Giraglia, en juin dernier. « Je vais d’ailleurs y retrouver pas mal de mes concurrents de la Giraglia », savoure celui qui, entouré de seulement deux équipiers, même de choc, Jon Chodkiewiez et Achille Nebout, va se confronter avec ce qui se fait de mieux en Méditerranée en termes de maxi-voiliers à quinze voire vingt matelots, spécialisés dans ce genre d’exercice. 500 milles, donc, au départ, ce mardi 21 août, du golfe de Mondello, au-dessus de Palerme, en Sicile.

Avec, au menu de cette 14e édition de la Palermo-Montecarlo, une bouée à passer devant Porto-Cervo, au nord-est de la Sardaigne, le passage des Bouches de Bonifacio pour une remontée toujours risquée vers la principauté monégasque. Pas une sinécure. « Une fois encore, l’essentiel n’est pas de gagner », précise celui qui ne rechigne pas non plus à « mettre un vent » à tout le monde sur un bord de largue, comme il l’avait fait à Saint-Tropez.

« Toute navigation est enrichissante. Je vais me nourrir des conseils de mes deux équipiers, comme eux vont s’enrichir de mon expérience. Jon prépare la Mini Transat et Achille le circuit Figaro. Quand tu t’entraînes tout seul, tu manques du regard des autres. Et de la concurrence dans la compétition. Là, on est 60 bateaux.  

Même si on n’aura pas les mêmes contraintes et les mêmes objectifs que les autres, on va se confronter, se mettre en conditions de course. Je manque de ça.  On va travailler la stratégie, la météo, les réglages. J’ai des voiles neuves. On ne va pas chômer pendant ces quatre jours… Surtout qu’on va prendre un coup de mistral sur la fin. Bien entendu... »
Ne pas chômer. Et dès le départ, ce mardi 21 août à midi, dans le golfe de Mondello. Histoire de s’habituer à un départ en flotte, comme celui qu’il va connaître, en solo cette fois, le 4 novembre prochain à Saint-Malo, au milieu des 123 fous furieux, dont cinquante dans sa classe des 40 pieds.

La Palermo-Montecarlo, quèsaco ?

La Palermo-Montecarlo est une régate internationale de course au large dont la 14e édition va se dérouler du 21 au 25 août. Créée en 2005 par la principauté de Monaco et la cité de Palerme pour relier deux cités historiques, la Palermo-Montecarlo est organisée conjointement par le YC de Monaco et le Cercle de voile de Sicile.

Ouverte aux voiliers de classe ORC, IRC et monotype, elle est devenue au fil du temps le rendez-vous des maxi basés en Méditerranée, dont la plus grande partie italienne. Le parcours est depuis le début le même : départ du golfe de Mondello, proche de Palerme, passage obligé d’une bouée mouillée au large de Porto-Cervo, au nord-est de la Sardaigne, puis des bouches de Bonifacio (pour ceux qui prendront l’option ouest) avant la remontée sur Montecarlo.

L’élite mondiale de la voile, qu’elle soit issue de la Coupe de l’America, de la Whitbread, de l’olympisme et autres courses au large y a participé au fil du temps. A noter que le record sur les 500 milles (un peu moins de mille kilomètres) de la course a été établi en 47h 46’ 48’’ sur l’édition de 2015. Par un Maxi 100, de trente mètres, mené par quinze équipiers et skippé par Jochen Schuman, double vainqueur de la Coupe de l’America et triple médaillé olympique.  C’est dire le niveau...

L’équipage de « Made in Midi » :  un trio, pas manchot !

Pour cette régate de course au large de 500 milles longue et technique, Kito de Pavant a choisi de s’entourer de deux équipiers. Le choix d’un équipage réduit. Mais pas manchot…

Jonathan Chodkiewiez : membre de l’équipe technique de Kito de Pavant depuis 2015. Régatier, skipper, convoyeur, préparateur, concepteur... Le Cavalairois souriant travaille en parallèle sur le projet « Route du Rhum » de Kito comme il l’avait fait sur celui du Vendée Globe, mais aussi sur son projet du circuit Mini 6.50 en vue de la prochaine Mini Transat 2019 en solitaire, avec la construction de son propre proto. Du solide à tous les étages avec ce véritable « couteau suisse » de la voile.

Achille Nebout : Depuis ses premiers bords au YC Mauguio-Carnon, ce Montpelliérain aux allures de jeune premier s’est forgé un palmarès aussi large que son sourire. Aussi à l’aise en dériveur de tout poil (420, Laser, 470) dont il a raflé titres régionaux, nationaux et internationaux, qu’en équipage (Primo Cup, Tour de France, etc), ce jeune diplômé de l’INSA Lyon à la tête bien faite a été sacré Champion du Monde 2018 en SB20 (dériveur-quillard à quatre équipiers) en Australie, en compagnie de Gabriel Skoczek, autre pur produit estampillé YCMC. Et s’est lancé tout récemment dans l’aventure du circuit Figaro. 

© Kito de Pavant
© Kito de Pavant

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trublion 22/08/2018 08:05

une course pour les mordus de la voile !

Bernie 22/08/2018 17:58

Et ils sont nombreux