Mes oeufs ne sont pas bio

Mes oeufs ne sont pas bio

Mes oeufs ne sont pas bio

Image d’ Epinal, sans doute, il est difficile aux gens de la ville, de la banlieue (je suis né et ai grandi dans le 93) d’imaginer une vie avec des poules. Vie d’une autre époque ou autre vie.

Assurément autre vie, les poules sont un quotidien à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse.

Avoir sa propre production d’œufs est un luxe que je possède même si mes œufs ne sont pas Bio. Ils ne le sont tout simplement pas car derrière le mot Bio se cachent des labels.

Les cou nus

Deux poules ont d’abord rejoint mon autre vie : des « cous nus » .

C’est une race plutôt destinée à être manger (aucune intention de manger mes poules !) mais avec elles, « se coucher avec les poules » devient réalité. Le lever et le coucher des poules sont totalement rythmés par le soleil. Elles rentrent seules au poulailler dès que la luminosité baisse.

Au début un parc était installé autour du poulailler. Mais avec un choix assumé de ne pas électrifié le parc ni de couper le bout des ailes, comme nous, elles ont eu soif de liberté et se promènent librement dans le jardin.

Intégrer de nouvelles poules

Deux poules  et pourquoi pas 4 de plus. Pas simple car après plus d’un an il fallait faire accepter de nouvelles copines. Le risque étant un combat violent avec la mort d’une ou plusieurs poules. Pour intégrer de nouvelles poules je donnerais les conseils suivants :

  • Eviter les conflits de génération et si possible introduire des poules du même âge,
  • La vision des poules est particulière (par exemple elles mangent mes salades vertes mais pas les brunes) il est préférable de rester dans la même couleur de robes
  • Les premiers jours il faut les laisser s’habituer en délimitant un périmètre pour les nouvelles arrivées.

Le choix fut d’acheter 4 poules rousses à un producteur d’œufs bio qui renouvelait son cheptel. Impressionnant de voir 1500 poules (le bio a aussi un côté industriel, le producteur doit en vivre).

Quatre pondeuses sont arrivées en mai avec une intégration réussie, deux pondeuses s’installent la nuit dans le poulailler des cous nus

La production varie de deux à six œufs par jour, avec une moyenne de trois.

Laisser ses poules en liberté c’est accepter :

  • De les voir manger du raisin
  • Transformer l’utilisation d’un pot de fleur
  • Envahir votre espace

Il faut aussi accepter d’ouvrir le poulailler à peu près au lever du soleil et de le fermer (monsieur renard pourrait passer) à la tombée de la nuit.

Les pondeuses ont cette particularité d’être très familières, je peux les caresser et au potager elles mangent les insectes mais sont aussi présentes entre mes pattes lorsque j’y travaille.

Habitués au grain le producteur avait dit qu’elles ne mangeaient pas les restes. Euh, elles en raffolent, c’est rassurant de voir que la nature reprend vite le dessus sur le conditionnement imposé par les humains.

Cette image d’ Epinal est possible mais seulement si vous avez de la place et accepter de prendre le temps de vous y consacrer (un poulailler ça se nettoie, remettre de l’eau, de la soupe en hiver.

Ne rendez pas les animaux malheureux, avant d’en avoir un, réfléchissez aux bons mais surtout aux mauvais côtés. L’animal sera-t-il heureux ?

 

Tag(s) : #Chronique, #Bio

Partager cet article

Repost 0