Exposition Prosper Mérimée au Château de Compiègne _ bernieshoot

Exposition Prosper Mérimée au Château de Compiègne

Découvrez la nouvelle exposition consacrée à Prosper Mérimée (1803 – 1870), à admirer du 15 décembre 2023 au 18 mars 2024 au Château de Compiègne.

Exposition Prosper Mérimée : Une Plongée Captivante à Travers ses Œuvres et sa Vie

Cette exposition cherche à nous révéler les différentes facettes d’un écrivain fascinant, en mettant en avant non seulement le créateur d’un des plus grands mythes littéraires de tous les temps (Carmen), mais aussi l’archéologue qui a instauré la protection des monuments historiques en France, l’homme du monde, l’académicien, le sénateur et l’épistolier proche du couple impérial.

Le visiteur explore ainsi le rôle de Mérimée en tant qu’inspecteur des Monuments historiques et son intérêt pour l’antiquité classique et l’archéologie. À travers des portraits et des documents, l’évocation de ses amitiés, qu’elles soient littéraires avec des écrivains tels que Stendhal ou Hugo, ou artistiques avec des peintres comme Delacroix, conduit ensuite à une section dédiée à l’homme de lettres en nous plongeant dans l’univers de Colomba ou Carmen, cette dernière devenant l’un des opéras les plus célèbres du répertoire grâce à Bizet.

Fils d’un peintre et proche du monde artistique, Mérimée a construit une œuvre littéraire où l’art, en particulier la peinture, constitue une source d’inspiration majeure. Moins connu, il a réalisé deux critiques du Salon en 1839 et 1853. Aujourd’hui, la critique d’art de Mérimée apparaît comme un maillon oublié de l’histoire, pourtant essentiel pour comprendre les relations complexes entre le romantisme finissant, l’académisme et le réalisme. L’exposition réunit les principales œuvres qui ont retenu son attention.

Sous le Second Empire, Mérimée entame une troisième carrière en tant que courtisan devenu sénateur, fruit de ses relations privilégiées avec l’impératrice Eugénie, qu’il connaît depuis l’enfance. À tous ces égards, il fréquente le château de Compiègne, alors Palais impérial. Les objets d’usage quotidien, dont on sait avec certitude qu’ils se trouvaient dans l’un des appartements mis à sa disposition, sont révélés pour la première fois au public.

Les murs qui ont accueilli Mérimée en son temps lui rendent hommage dans une exposition qui propose de saisir, au-delà de l’écrivain, les aspects variés d’un personnage qui reflète son époque tout en contribuant à la façonner, incarnant à la fois l’imaginaire et la quête vers la discipline scientifique.

Prosper Mérimée assis dans un fauteuil rose, 1847
Crédits photographiques:
Eugène Durieu, Portrait de Prosper Mérimée sans la mandoline, vers 1850 © ministère de la Culture – Médiathèque du patrimoine et de la photographie, Rmn – Grand Palais / Eugène Durieu

À travers une discrète muséographie déployée dans les vastes appartements du château de Compiègne, la disposition des œuvres, documents et objets exposés est structurée autour de sept thèmes distincts :

  • Les origines familiales de Mérimée
  • Son intérêt pour l’antiquité classique et l’archéologie. L’inspecteur des Monuments historiques
  • Le cercle amical : peintres et écrivains
  • L’homme de lettres
  • Carmen
  • L’homme officiel : courtisan, académicien, sénateur. Mérimée à Compiègne
  • Mérimée et l’art de son temps : les Salons de 1839 et 1853. Le système des Beaux-Arts.

Exposition Prosper Mérimée au Château de Compiègne

Commissariat :

  • Rodolphe Rapetti, commissaire général, conservateur général du Patrimoine. Directeur des musées et domaine nationaux des Châteaux de Compiègne et Blérancourt
  • Laure Chabanne, conservateur en chef du Patrimoine – Musées du Second Empire et de l’Impératrice
  • Jean-François Delmas, conservateur général du Patrimoine – Cabinet des arts graphiques et bibliothèques
  • Marc Desti, conservateur général du Patrimoine – Appartements historiques
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Publications: 11102

12 commentaires

  1. C’est grâce à Prosper Mérimée alors inspecteur général des monuments historiques que la chapelle des templiers de Metz a été sauvée . Classée au titre des monuments historiques en 1840 elle ne fut pas détruite lors de la construction de l’Arsenal.
    Une exposition certainement tres intéressante .

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