L’histoire du yakitori : un bonheur sur une brochette. Découvrez 5 restaurants haut de gamme à Tokyo où l’on savoure ce plat en menu complet.
Quand on pense au yakitori, on imagine souvent un plat populaire dégusté avec une bière après le travail. Mais ces dernières années, cette image a évolué : le yakitori se réinvente en tant que cuisine gastronomique.
Dans cet article, nous explorons l’histoire et l’évolution culturelle du yakitori, tout en vous présentant des restaurants d’exception à Tokyo où l’on peut en savourer toutes les nuances. Découvrez l’art d’une brochette parfaitement grillée.
Origines et histoire du yakitori
Aujourd’hui, le yakitori désigne couramment des morceaux de poulet grillés sur des brochettes. Mais son origine remonte à l’époque Muromachi (1336–1568), avec des brochettes de gibier, notamment de faisan. Influencé par le bouddhisme, la consommation de viande de poulet était alors interdite.
Au milieu de l’époque Edo (1600–1868), le poulet commence à être utilisé. Néanmoins, il reste une denrée de luxe, inaccessible aux classes populaires.
La démocratisation du yakitori et l’introduction du poulet de chair
Avec l’ère Meiji (1868–1912), les échoppes de yakitori apparaissent, utilisant des abats de poulet, de porc et de bœuf. Malgré tout, la viande de poulet restait coûteuse, et les établissements étaient souvent haut de gamme.
Ce n’est qu’à la fin des années 1950, avec l’introduction du poulet de chair mimporté des États-Unis, que la viande devient plus abordable. Le yakitori devient alors un mets populaire à travers tout le Japon, fréquemment accompagné d’une bière.
Le yakitori gastronomique : une évolution moderne
Depuis les années 1990, la sécurité alimentaire et la quête de qualité ont mené à une redécouverte des volailles régionales. En 2010, un tournant s’opère lorsque des restaurants de yakitori apparaissent pour la première fois dans le Guide Michelin Tokyo.
Dès lors, le yakitori s’élève au rang de gastronomie. Des établissements haut de gamme misent sur la sélection des viandes, du sel et du charbon, et sur la maîtrise du feu.
Aujourd’hui, certains menus dépassent les 10 000 yens, et ces restaurants sont devenus des lieux privilégiés pour les rendez-vous en amoureux ou les repas d’affaires. L’art du grill y est mis en scène devant les convives, pour une expérience sensorielle complète.
Capitale de la gastronomie japonaise, Tokyo abrite des établissements de yakitori raffinés, certains étoilés au Michelin. Voici 5 adresses particulièrement prisées, toutes notées 4.0★ ou plus sur Google.
Torisawa『鳥さわ』
À 3 minutes à pied de la sortie nord de la gare de Kameido, sans enseigne visible, Torisawa cultive une atmosphère discrète. Récompensé par le Bib Gourmand Michelin, il attire les amateurs de yakitori authentique.
Le menu omakase (au choix du chef) suit un format où l’on vous sert jusqu’à ce que vous demandiez d’arrêter. On y déguste des morceaux classiques (cuisses, cœur, foie) et des pièces plus rares, toutes grillées avec précision. Des accompagnements comme du radis râpé ponctuent le repas.
Parmi les spécialités : le « chōchin » (jaune d’œuf coulant encore attaché à l’ovaire) ou encore le foie grillé saignant. Le « sabi-yaki » au wasabi frais est également un incontournable.
Le restaurant compte 12 places (8 au comptoir en bois de cyprès, 4 à table). L’ambiance sobre marie raffinement japonais et modernité occidentale. Budget moyen : 12 000 yens.
Adresse : 2-24-13 Kameido, Kōtō-ku, Tokyo
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Toriki『とり喜』
Nichée dans un quartier résidentiel de Kinshicho, Toriki est l’un des quatre premiers restaurants de yakitori à obtenir une étoile Michelin en 2010. Malgré l’absence d’enseigne, les connaisseurs, locaux ou étrangers, s’y pressent.
Le chef sélectionne avec soin ses volailles et légumes, préparés quotidiennement puis grillés au charbon Binchōtan. Le menu omakase (11 600 yens) dure environ 2 heures, alternant brochettes, légumes de saison et plats en petite portion.
Le comptoir en L offre une vue directe sur les grillades, sublimées par les effluves et le son du feu. Un lieu idéal pour les amateurs d’ambiance feutrée et de cuisine précise.
Adresse : 1-8-13 Kinshi, Sumida-ku, Tokyo
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Ginza Birdland『銀座バードランド』
Situé au sous-sol d’un immeuble à Ginza 4-chome, Birdland est un restaurant étoilé où l’on savoure une cuisine de volaille d’exception dans un cadre calme et sophistiqué.
La spécialité : le « shamo » d’Okukuji, une race de poulet rustique au goût profond et à la texture ferme. Les cuissons sont minutieuses, ajustées à chaque partie du poulet.
Menu complet avec donburi (bol de riz) et dessert, ou bien menu yakitori de 8 brochettes au choix du chef. Chaque plat met en valeur la subtilité de la volaille.
Le restaurant dispose de 33 places. Le comptoir permet d’observer le travail du chef et de s’immerger dans les arômes. Des tables permettent aussi un repas plus tranquille.
Adresse : Tsukamoto Sōzan Bldg B1F, 4-2-15 Ginza, Chūō-ku, Tokyo
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Yakitori Tsukiya『焼鳥 月や』
À 4 minutes de la station Ginza, ce restaurant situé au 10e étage d’un immeuble offre une ambiance intimiste. Le chef, formé dans plusieurs restaurants étoilés, met en valeur le poulet “ date – dori “ élevé en liberté et soigneusement choisi.
Ce poulet femelle se distingue par sa tendreté et sa richesse en goût. Les cuissons rendent la peau croustillante tout en gardant la chair juteuse.
Le menu à 15 000 yens propose des pièces rares, des légumes de saison, et des mets comme le sashimi de thon, les oursins, ou encore des plats traditionnels de Kyoto. Le menu le plus prestigieux inclut même du poulet et de la truffe noire.
Le comptoir en bois clair (14 places) est décoré avec sobriété. Les convives peuvent y admirer les gestes du chef en toute intimité.
Adresse : 10F, 7-4-5 Ginza, Chūō-ku, Tokyo
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Shirokane Toritama – Kagurazaka『白金 酉玉 神楽坂店』
À 5 minutes de la station Kagurazaka, ce restaurant caché dans une ruelle propose une ambiance tamisée avec musique jazz, idéale pour une soirée raffinée.
On y trouve plus de 20 types de brochettes, y compris des morceaux rares. Le menu omakase de 7 ou 10 brochettes varie selon les saisons. Le foie est mariné dans une sauce riche, tandis que le « sekimo » (abats autour du cœur) est sublimé par un mélange de balsamique et de sauce soja.
La carte des boissons est variée : 10 sortes de saké, mais aussi vins et whiskys pour un parfait accord mets-boissons.
Le comptoir en U permet de voir le chef à l’œuvre tout au long du repas.
Adresse : B1F, 5-7 Kagurazaka, Shinjuku-ku, Tokyo
Qu’attendez-vous pour réserver votre table en ligne au Shirokane Toritama – Kagurazaka.
Yakitori : de la rue aux étoiles, le goût de Tokyo en brochette
De simple plat populaire à mets gastronomique, le yakitori incarne aujourd’hui une expérience culinaire à part entière, rendant hommage au savoir-faire des chefs et à la richesse des ingrédients.
Tokyo, ville d’excellence culinaire, regorge de restaurants où savourer ce mets avec tous les sens. Chaque brochette condense la quintessence du goût, de la technique et de la tradition.
Vous pouvez par ailleurs découvrir le Soba à Tokyo.
※ Pour toute question relative aux réservations, merci de contacter directement AutoReserve, et non l’auteur de ce blog.

























tu sais que je suis pied noir….alors les brochettes…je connais!!! 🙂
Bonne fin journée Bernard
Mais connais-tu celles-ci ?
Apetissant tout ça! Pour ce qui est de réserver, ça fait un peu loin pour aller déguster des brochettes, mais ça me plairait de visiter ce pays! Bisous Bernie. cathy
Mais quelles brochettes !
c’ est la première fois que j’ entends parler de yakitori
Et je pense que tu aimes.
Ah oui, du restau inoubliable, yapluka…. Merci Bernie 😉 jill
Avec plaisir.
J’ai appris que le poulet était interdit par le bouddhisme ? Décidément !
Mais le yakitori, c’est un régal.