Traduction : expertise humaine et technologie

Traduction : expertise humaine et technologie

La traduction exige bien plus que la simple transposition des mots. Derrière chaque traduction réussie se trouve un traducteur, un artisan linguistique qui jongle avec les mots et les subtilités des langues pour transmettre non seulement le sens, mais aussi l’âme d’un texte.

Comment travaille un traducteur ?

Dans cet article, nous allons plonger dans les coulisses du métier de traducteur, en mettant particulièrement en lumière l’utilisation de la technologie dans le processus de traduction.

1. Compréhension approfondie du contenu

Le processus de traduction commence par une immersion totale dans le contenu source. Le traducteur doit lire et comprendre tout le contenu à traduire, il ne se contente pas de décoder les mots, mais s’efforce de saisir les nuances, les références culturelles et les subtilités du texte. Cette étape est cruciale pour garantir une traduction fidèle et nuancée.

2. Recherche minutieuse

La recherche est le pilier de la traduction, et l’avènement des technologies a considérablement transformé cette étape. Que ce soit pour comprendre des termes techniques, des expressions idiomatiques ou des références culturelles, le traducteur doit mener des recherches approfondies pour traduire des textes. Internet, dictionnaires spécialisés et consultations avec des experts peuvent faire partie intégrante du processus de recherche. Les traducteurs d’aujourd’hui utilisent des outils de recherche en ligne, des bases de données spécialisées et des ressources multilingues pour comprendre pleinement les termes utilisés dans le texte source.

3. Choix des outils de traduction

L’utilisation des outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) dans le processus de traduction est une pratique stratégique qui marie habilement la technologie et l’expertise linguistique du traducteur. Tout commence par l’importation du texte source dans le logiciel de TAO choisi. Il existe plusieurs logiciels renommés tels que Trados, MemoQ ou OmegaT. À ce stade, le traducteur configure le projet en définissant les paramètres spécifiques, tels que la langue cible, les domaines de spécialisation, et intègre des glossaires pertinents pour le texte à traduire.

L’un des aspects clés des TAO est l’utilisation des mémoires de traduction. Ces mémoires sont des bases de données intelligentes qui enregistrent les traductions précédentes du traducteur. Lorsqu’une phrase ou un paragraphe similaire apparaît dans un nouveau texte, la mémoire de traduction suggère automatiquement la traduction précédente. Cela permet non seulement de gagner du temps, mais aussi d’assurer une cohérence terminologique tout au long du document, répondant ainsi aux critères stricts de qualité établis par les normes de qualité ISO, notamment la norme ISO 17100.

Parallèlement, les TAO facilitent la gestion de glossaires spécifiques au domaine ou à l’entreprise, garantissant une terminologie uniforme et précise. Ces glossaires sont intégrés au processus de traduction, aidant le traducteur à choisir les termes appropriés et à maintenir la cohérence linguistique, élément très important lors de traductions spécifiques comme c’est le cas, par exemple, de projets de traduction médicale.

Ces outils offrent aux traducteurs la possibilité d’accroître leur productivité, de maintenir une cohérence linguistique irréprochable et de répondre aux normes de qualité les plus élevées.

4. Révision et perfectionnement

Une fois la traduction initiale achevée, le travail du traducteur n’est pas terminé. La révision est une étape essentielle pour garantir la qualité du produit final. Les TAO offrent des fonctionnalités de révision automatisée, signalant les incohérences, les erreurs grammaticales et les écarts par rapport aux normes établies. Cette phase de révision, conjuguée à l’utilisation des TAO, garantit un niveau élevé de qualité dans la traduction finale. Bien que les outils technologiques facilitent le processus, le rôle du traducteur en tant qu’éditeur et réviseur reste crucial.

La révision minutieuse du texte, la correction des erreurs potentielles et l’ajustement du style font partie intégrante du processus de création d’une traduction de qualité, conforme aux normes ISO 17100.

Les traducteurs qui intègrent les technologies dans leur flux de travail investissent également dans la mise à jour régulière de leurs compétences. Les logiciels évoluent, de nouvelles ressources linguistiques apparaissent, et rester informé de ces évolutions permet au traducteur de rester à la pointe de son art.

5.  Traduction : Adaptation aux évolutions linguistiques

Les langues, vivantes et dynamiques, évoluent constamment pour refléter les changements sociaux, culturels et technologiques. Un traducteur efficace doit être attentif à ces évolutions linguistiques, car elles peuvent avoir un impact significatif sur la manière dont les messages sont compris et interprétés.

Prenons, par exemple, l’émergence de nouveaux termes dans le domaine de la technologie. Des mots tels que “télétravail » n’étaient peut-être pas présents dans les langues il y a quelques décennies, mais aujourd’hui, ils font partie intégrante de notre vocabulaire quotidien, notamment depuis la pandémie.

Les changements grammaticaux sont par ailleurs inévitables, et un traducteur doit être conscient des tendances linguistiques actuelles. Des ajustements dans l’utilisation des temps verbaux, des prépositions ou des constructions de phrases peuvent se produire au fil du temps. Par exemple, l’évolution de l’usage des pronoms personnels dans certaines langues peut influencer la manière dont une phrase est structurée pour maintenir la fluidité et la clarté du discours.

Les évolutions culturelles sont aussi cruciales pour une traduction précise. Les expressions idiomatiques, les références culturelles et même l’humour peuvent varier d’une génération à l’autre. Un traducteur professionnel investit dans son éducation linguistique pour rester connecté à ces nuances culturelles en constante évolution. Par exemple, une référence populaire dans la culture contemporaine peut être intégrée de manière subtile dans un texte pour capturer l’attention du public cible, mais cela nécessite une connaissance approfondie de la culture source et de la culture cible.

Traduction : expertise humaine et technologie

C’est dans ce contexte que faire appel à des agences de traduction devient une décision stratégique. Les agences qui travaillent avec des traducteurs professionnels s’assurent que leurs équipes restent à jour avec les évolutions linguistiques, qu’elles soient liées à des termes techniques, à des nuances grammaticales ou à des changements culturels.

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Bernie
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Moi, c'est Bernie. Incubateur d'actualités pour vous informer autrement.

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10 commentaires

  1. Et bien je dois avouer que tu énonces très bien les affres du traducteur. Je ne suis pas une professionnelle mais j’ai beaucoup traduit durant mon parcours de travail.C’est un travail de longue haleine et qui demande également la connaissance des différents secteurs d’activité. Moi littéraire j’ai du m’adapter au jargon de la banque! Mais on s’habitue très vite. Une autre remarque celle de la langue qui évolue. J’ai quitté la France en 1970 et je parle et écris un français qui doit dater un peu!!!! 🙂
    Bel article! Merci

    • Effectivement, le français a évolué, pas toujours dans le bon sens. La volonté a été de simplifier, mais je préfère le français des années 70.

  2. Je sais que sur le smartphone à Soso, il y a un traducteur vocal. Mais on s’en ai jamais servi ! Par contre on se sert de l’itinéraire piéton sur le smartphone, bien pratique pour trouver un lieu.

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