‘Soleils martiens’ au lieu unique à Nantes ¬ 20 mai – 28 aout

L’exposition Soleils martiens explore les thèmes de l’infini et de l’altérité. Si aucune vie n’a été découverte sur Mars, la Planète rouge nous fascine encore. L’épithète « martien » résonne tout à la fois comme « extra-terrestre », « étranger », « autre ». Quant au « s » de « soleils » dans le titre de l’exposition, il traduit la pluralité des astres et les innombrables points de vue d’où l’on peut les observer.

ÉCLIPSE II De la série COSMOS, 2012-2016 Disque d’aluminium peint, projecteur à découpe, diapositive - 250 x 250 cm ADAGP Paris 2021. Photo ©CibrianGallery nantes exposition lieu unique bernieshoot
ÉCLIPSE II De la série COSMOS, 2012-2016 Disque d’aluminium peint, projecteur à découpe, diapositive – 250 x 250 cm ADAGP Paris 2021. Photo ©CibrianGallery

Exposition Soleils martiens – Félicie d’Estienne d’Orves

Félicie d’Estienne d’Orves s’intéresse à l’évolution des différents modèles cosmologiques pour questionner la fragilité de notre connaissance du réel. Elle tire de ses investigations une œuvre extrêmement visuelle qui invite le visiteur à décentrer son regard.

Chaque œuvre se déploie comme un paysage dans l’espace

Le spectateur entre dans l’exposition à travers une grande boîte noire, conçue à la manière d’un sas de transition. La perception se focalise sur un ensemble de pièces réalisées ces dix dernières années. Elles préparent le spectateur à faire l’expérience immersive d’un coucher de soleil martien.

Le paysage extra-terrestre déploie des ciels allant progressivement de l’orange au bleu jusqu’au crépuscule, à rebours de notre coucher de soleil terrien. Cette installation vidéo, Continuum, accompagnée de la Trilogie de la mort d’Éliane Radigue, rend hommage à la pionnière de la musique électronique.

Le lieu unique, Nantes exposition du 20 mai au 28 août 2022

Artiste plasticienne dont le matériau est la lumière, Félicie d’Estienne d’Orves imagine des installations et performances qui font appel à une connaissance des phénomènes du réel et s’intéressent à la définition des limites de l’espace, physique et cosmologique, par la lumière et sa vitesse. Dans le sillage des land artists des années 1970, l’artiste dessine une nouvelle topographie de l’art en arpentant cette terra incognita qu’est l’espace.

Cette première exposition monographique présente plusieurs œuvres développées autour de champs de perception dits « profonds », expression inspirée par l’image prise par le télescope spatial Hubble en 2016.
Cliché d’une région du ciel vide en apparence, l’image du « Champ profond de Hubble » a révélé, dans une fenêtre de quelques millimètres, près de trois mille galaxies lointaines embrassant une perspective cosmique de plus de treize milliards d’années-lumière. Le Hubble Deep Field est une photographie dont chaque galaxie contient des milliards de soleils, une preuve visuelle de l’infinité des mondes décrite par le philosophe italien Giordano Bruno dès le XVIe siècle. À travers ces paysages représentés par l’imagerie et les modèles scientifiques, la plasticienne interroge notre rapport au réel et nos perceptions qui sont désormais multiples, parallèles, ubiques.

Félicie d’Estienne d’Orves

Née en 1979 à Athènes. Artiste plasticienne dont le matériau est la lumière, ses installations et performances font appel à une connaissance phénoménologique du réel et interrogent le conditionnement de notre regard. Dans son travail, la lumière est à la fois l’outil et le sujet. Elle s’intéresse à la définition des limites de l’espace, physique et cosmologique, par la lumière et sa vitesse.
Lauréate en 2019 du prix de la Fondation Vasarely et artiste professeur invitée au Fresnoy (Studio National des Arts Contemporains), son installation «Eclipse» rejoint cette même année les collections d’art, Beep Collection Electronic Art (ES), ainsi que la Fondation Iberdrola (ES). Depuis 2020, elle reçoit la commande d’œuvres pérennes comme pour le Grand Paris Express dans le cadre du programme «Tandem» en collaboration avec l’agence Dietmar Feichtinger ou encore dans le cadre des «Nouveaux commanditaires» elle réalise une œuvre en hommage à Georges Lemaître théoricien du Big Bang pour la ville de Leuven.

Son travail a été présenté entre autre au Centre Pompidou – Nuit Blanche – Le Centquatre 104 (Paris) – Le Fresnoy Scène Nationale (Tourcoing) – La Fondation Vasarely (Aix-en-Provence) – Abbaye de Maubuisson (Saint- Ouen-l’Aumône) – 500 ans du Havre (Le Havre) – State Studio (Berlin) – Watermans Arts Center (Londres) – New Art Space / Sonic Acts (Amsterdam) – TBA Teatro do Bairro Alto (Lisbonne) – Ars Electronica (Linz) – Elektra Festival (Montréal) – Day For Night (Houston) – OCAT (Shanghai) – Aram Art Museum (Goyang / Corée) etc.

Informations pratiques

Dates et horaires d’ouverture de l’exposition

du 20 mai au 1er juillet :

du mardi au samedi : 14h > 19h

et le dimanche : 15h > 19h.

fermé le lundi

du 2 juillet au 28 août :

du mardi au dimanche : 10h > 19h

fermé le lundi

dans le cadre du Voyage à Nantes

entrée libre

Comment venir ?

entrée quai Ferdinand-Favre,

44000 Nantes

+33 (0)2 40 12 14 34

busway, ligne 4

tramway, ligne 1 Arrêt : Duchesse Anne

bus C2/C3/54 – Arrêt : lieu unique

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