Prendre la parole en anglais, espagnol ou allemand reste pour beaucoup de Français un défi. Vous vous reconnaissez peut-être dans ce malaise : au moment de parler, les mots semblent se bloquer, le rythme des natifs paraît trop rapide, et l’angoisse d’être jugé prend le dessus. Une récente enquête menée par Preply auprès de 1 500 personnes dévoile les principales peurs et difficultés rencontrées par les Français en 2025 lorsqu’ils s’expriment dans une langue étrangère.
Une appréhension largement partagée
Vous n’êtes pas seul à ressentir cette angoisse. Selon Preply, près de 75 % des Français estiment que l’apprentissage d’une langue étrangère est difficile, et une grande partie d’entre eux redoutent surtout le moment de passer à l’oral. Ce n’est pas seulement une question de vocabulaire ou de grammaire : les obstacles sont avant tout psychologiques et émotionnels.
Dans le sillon de cette étude, une autre enquête Preply révélait que 75% des Français trouvent l’apprentissage d’une langue étrangère difficile.
La peur de ne pas trouver le mot juste
Arrive en tête des difficultés : la crainte de ne pas trouver le bon mot au bon moment. Pour 33 % des répondants, ce “trou de mémoire” peut bloquer totalement une conversation. Ce phénomène survient surtout lors d’échanges spontanés, quand vous sentez la pression de répondre vite et bien. Résultat : le stress accentue le manque de fluidité, quel que soit votre niveau.
La vitesse des locuteurs natifs
En deuxième position, 32 % des Français interrogés évoquent la vitesse d’élocution des natifs. Les contractions, les expressions idiomatiques et les accents régionaux compliquent la compréhension. Vous l’avez sans doute déjà vécu : au milieu d’un groupe, il devient difficile de suivre le fil, encore plus d’y participer.
La peur de ne pas être compris
Près de 29 % des sondés redoutent que leurs interlocuteurs ne les comprennent pas. Cette peur entraîne souvent de l’autocensure : vous hésitez à intervenir, vous vous repliez sur le silence. Pourtant, il est important de rappeler que la majorité des locuteurs natifs se montrent indulgents et valorisent l’effort fourni.
La crainte de faire des erreurs
Pour 21 % des participants, la peur de se tromper reste un obstacle majeur. Une faute de grammaire, une prononciation maladroite, un mot mal choisi… autant de détails qui peuvent freiner la confiance. Pourtant, les erreurs sont essentielles à l’apprentissage et constituent des étapes incontournables de la progression.
Le jugement des autres et l’accent
Un autre frein, cité par 16 % des Français, est la peur d’être jugé. Ce jugement, réel ou imaginaire, peut venir autant des natifs que des compatriotes. À cela s’ajoute la question de l’accent : 14 % des répondants le vivent comme un handicap, alors qu’il peut aussi être perçu comme une marque d’identité culturelle.
L’anxiété sociale et la confusion des langues
Au-delà de la langue, 11 % des personnes interrogées mentionnent une anxiété sociale généralisée, qui complique déjà la communication dans leur langue maternelle. Par ailleurs, 9 % disent mélanger plusieurs langues, un phénomène connu sous le nom d’interférence linguistique. Enfin, une minorité de 7 % affirme ne rencontrer aucun obstacle notable, preuve que la confiance joue un rôle déterminant.

L’importance du facteur psychologique
En observant ces résultats, une tendance nette se dégage : les obstacles les plus cités sont psychologiques. Manque de confiance en soi, peur du jugement, appréhension de l’erreur… Ces éléments influencent directement la fluidité et l’envie de s’exprimer. La maîtrise technique de la langue ne suffit donc pas : il faut aussi travailler l’aisance émotionnelle.
La peur vient souvent de facteurs psychologiques : crainte de l’erreur, jugement des autres, manque de confiance. Ces émotions bloquent la spontanéité et empêchent de profiter pleinement de ses connaissances linguistiques.
Les plus grandes difficultés sont la peur de ne pas trouver le mot juste (33 %), la vitesse des natifs (32 %) et la peur de ne pas être compris (29 %). Ces obstacles sont plus liés à la confiance qu’à la compétence réelle.
Pour progresser, il est essentiel d’accepter ses erreurs, de pratiquer régulièrement et de s’exposer à de vraies conversations. L’accompagnement personnalisé d’un professeur peut aussi aider à gagner confiance et fluidité.
Comment dépasser ces blocages ?
Pour progresser, il est essentiel d’adopter une approche bienveillante. Accepter de faire des erreurs, pratiquer régulièrement, s’exposer à des conversations réelles et, si possible, s’entraîner avec des natifs ou des professeurs sont des solutions efficaces. Des plateformes comme Preply offrent un accompagnement personnalisé qui permet de reprendre confiance et de pratiquer sans crainte du jugement.
Conclusion : Osez franchir le pas
En définitive, parler une langue étrangère n’est pas seulement une question de règles grammaticales. C’est aussi un exercice de confiance en soi, une ouverture à l’autre et une façon de se dépasser. Les résultats de l’enquête montrent que, derrière les peurs, se cache un fort désir de progresser et de mieux communiquer.

Et vous, qu’en pensez-vous ?
Quelles sont vos principales peurs quand vous parlez une langue étrangère ? Partagez votre expérience en commentaire et enrichissons ensemble cette réflexion collective.











coucouuuuu je reviens dans le monde de la blogosphère, ah ah !
moii j’ai tout perdu de mon apprentissage des langues , du coup je suis incapable de tenir un discours que ce soit en anglais ou espagnol et ça me frustre d’ailleurs, j’aurai aimé être bilingue anglais !
C’est cool que tu reviennes !
Tu peux te remettre à l’anglais.
So I guess Spanish would be easier for French people to learn, right?
Portuguese is a bit more difficult than Spanish, because it’s harder to pronounce.
But if you speak French, I guess Portuguese is also easy for you.
Not sure.
Avec l’âge qui avance je suis nettement moins à l’aise , je bloque parfois sur le mot à trouver et il m’arrive de le dire dans une autre langue apprise.
C’est courant de mélanger les langues, ça arrive aussi aux jeunes.
de mon temps j’ avais trouvé que l’ enseignement des langues n’ était pas à la hauteur !
Le mieux c’ est de pratiquer, si possible dans le pays concerné
Ce qui n’est pas rassurant, c’est que ça n’a pas changé.
Ha oui, je suis nulle en langues étrangères, les gens comprennent mieux si je perle en français… Bisous Bernie. cathy
Aujourd’hui, avec les cours en ligne, tu peux vraiment progresser rapidement.
Je me reconnais dans ces peurs, sans doute liées à un manque de confiance en soi
En fait, il faut acquérir cette confiance. C’est ce que j’essaye de transmettre à mes élèves.
De mal m’exprimer, je parle surtout le français et un peu le flamand comme on dit chez moi….. Mais osons, c’est ainis qu’on apprend aussi, sur le terrain…. jill
Tu as tout à fait raison.
Je ne savais pas Pour ma part j’ai essayé d’apprendre quelques phrases dans chaque pays que j’ai visité et je n’ai pas eu peur de le parler même avec des fautes ! Bo mercredi
C’est parfait.
speak french & english e anche italiano e nissart !
C’est très bien.