Apprendre une langue étrangère fait rêver. Maîtriser l’anglais, converser en espagnol, découvrir le monde à travers d’autres mots… Pourtant, pour beaucoup de Français, c’est un chemin semé d’embûches. Selon une enquête menée par Preply en 2025, 3 Français sur 4 estiment que l’apprentissage d’une nouvelle langue est difficile. Mais pourquoi ce constat si répandu dans un pays cependant si connecté au monde ?
Apprendre une langue étrangère : pourquoi Une majorité de français en difficulté
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 75 % des Français interrogés déclarent avoir des difficultés à apprendre une langue étrangère. Et ce n’est pas faute d’outils ou de ressources : entre les applications mobiles, les séries en VO et les échanges internationaux facilités, les occasions de pratiquer ne manquent pas. Malgré tout, le blocage persiste.
Retrouvez les résultats complets de l’étude réalisée par Preply et Censuswide.
L’expression orale : le mur invisible
Parmi les difficultés les plus citées, l’expression orale arrive en tête (29 %). Peut-être avez-vous connu ce moment d’hésitation avant de prendre la parole, de peur de mal prononcer ou de ne pas trouver vos mots. Cette crainte est fréquente en France, où l’erreur est souvent perçue comme une faute plutôt qu’une étape normale dans l’apprentissage.
Une grammaire intimidante
Pour 22 % des sondés, c’est la grammaire qui représente l’obstacle majeur. Et pour cause : conjugaisons irrégulières, syntaxe étrangère, règles absconses… Autant d’éléments qui peuvent décourager, surtout si on a déjà du mal à jongler avec les subtilités du français.
L’écoute et la lecture en retrait
Si vous trouvez que comprendre un natif parlant à toute vitesse est un vrai défi, vous n’êtes pas seul : 15 % des personnes interrogées placent la compréhension orale parmi les plus grandes difficultés. Il faut apprendre à reconnaître des accents variés, des expressions idiomatiques, des intonations parfois déroutantes. La lecture, quant à elle, reste un défi pour 10 % des Français, en raison de structures de phrases différentes et d’un vocabulaire riche mais peu familier.
Une fracture générationnelle marquée
L’étude montre aussi que toutes les générations ne sont pas égales face à la difficulté linguistique. Les 25-34 ans sont les plus nombreux (81 %) à juger l’apprentissage difficile, devant les 35-44 ans (79 %), les 45-54 ans (75 %) et les 55 ans et plus (73 %). Même les 16-24 ans, pourtant baignés dès le plus jeune âge dans les contenus multilingues en ligne, ne sont pas épargnés : 72 % d’entre eux partagent ce ressenti.
Un héritage scolaire peu tourné vers l’oral
Si ces chiffres surprennent, c’est sans doute parce qu’ils révèlent un problème plus profond : la peur de se tromper. En France, l’enseignement des langues reste souvent focalisé sur la théorie, la correction, la grammaire écrite. Résultat : de nombreux apprenants maîtrisent bien les règles, mais bloquent dès qu’il faut parler. L’accent est mis sur la perfection, parfois au détriment de la spontanéité.
Cette peur d’être jugé, de faire une faute, de ne pas être « à la hauteur », devient vite paralysante. Elle s’installe tôt dans le parcours scolaire et poursuit les apprenants à l’âge adulte.
Apprendre une langue étrangère : faire de l’erreur une alliée
Alors, comment renverser la tendance ? La première étape, c’est de changer d’approche. Apprendre une langue ne devrait pas être un concours de perfection, mais une exploration vivante et imparfaite. Il est essentiel d’évoluer dans un environnement bienveillant, où chaque erreur est une opportunité d’apprendre.
Pour cela, pourquoi ne pas essayer un premier cours d’anglais ou tester un cours d’espagnol avec un professeur dévoué à votre progression ? Avec un enseignant attentif et patient, vous pouvez gagner en assurance, progresser à votre rythme, et surtout… oser parler.
La clé pour apprendre une langue étrangère : oser parler imparfaitement
Trop souvent, nous attendons de “tout savoir” avant de prendre la parole. Mais en réalité, parler imparfaitement, c’est déjà parler. C’est dans l’action que l’apprentissage devient concret, mémorable, utile. Chaque mot prononcé, même maladroitement, vous rapproche de vos objectifs.
Lâcher prise, se jeter à l’eau, s’entraîner dans des conditions réelles… Voilà les clefs pour faire tomber les barrières. Il n’est pas nécessaire de viser la perfection, seulement la progression.
À vous la parole !
Et vous, quel est votre rapport à l’apprentissage d’une langue étrangère ? Avez-vous rencontré certaines de ces difficultés ? Quelles sont vos astuces pour les surmonter ? Partagez vos expériences et vos conseils en commentaire. Votre témoignage pourrait inspirer d’autres apprenants sur le même chemin !












La vitesse d’élocution me pose souvent problème pour la compréhension , d’autant plus que l’oral dans l’apprentissage des langues n’était pas la priorité à mon époque. Maintenant je n’hésite pas à me lancer quand j’ai l’occasion de discuter avec des étrangers mais le vocabulaire parfois manque à l’appel .
La compréhension orale doit faire l’objet d’un travail spécifique. Mon conseil simple est par exemple de regarder une chaine d’information anglophone tous les jours pour l’anglais.
J’ai pris plusieurs fois des cours d’anglais payés par mon employeur, pour l’écrire ça pouvait aller, mais pour le parler c’était autre chose.
Je faisais bien mes phrases dans ma tête mais aucun don de sortait de ma bouche. Trop timide.
Et depuis que je suis à la retraite, j’ai l’impression d’avoir tout perdu.
Bonne journée.
L’oral doit être pratiqué très régulièrement pour arriver à dépasser les obstacles.
je regrette de n’avoir pas essayer de continuer l’anglais à l’école mais à l’époque ça paraissait tellement superficielle, que l’on ne forçait pas cette partie de savoir….dommage, passe un bien agréable jeudi
Il n’est pas trop tard pour s’y remettre.
Je suis complètement d’accord. Il faut accepter d’être imparfait et de se tromper. Bonne journée et bisous
C’est essentiel.
j’ai retenu « le manque d’oral » car l’apprentissage d’une langue à mon époque était surtout écrite!
Quant à la difficulté des Français je constate que le manque d’accent de notre langue maternelle rend ardue les inflexions des autres idiomes
Bonne journée Bernard
Absolument, on reconnait très vite un français qui parle anglais.
à mes débuts, j’ ai fait du porte à porte, pour vendre une méthode genre Assimil !
Je donnais une traduction aux parents, et je faisais écouter à l’enfant les 5 premières lettres de l’ alphabet anglais, que bien sur, il ne reconnaissait pas
je m’en souviens de cette méthode, on m’avait offert un kit de présentation.
Anglais, je ne le pratique plus alors j’ai beaucoup perdu, l’espagnol je n’ai plus aucun souvenir depuis le lycée, Ouf l’italien mais ce n’est pas une langue étrangère hi hi hi
C’est comme le vélo, il faut pratiquer.
je suppose que l’on devrait apprendre à parler une langue autre que la nôtre dès notre plus jeune âge, dès la maternelle, mais quand on a débuté d’apprendre une langue étrangère, c’était déjà trop tard….passe un bien doux mercredi
je suis d’accord avec toi.
J’étais bilingue dès que j’ai commencé à parler donc pour moi ce n’était pas difficile ! Bonne journée
Faisons-nous belles !
Belge, j’ai dû apprendre le néerlandais en classe…. eh oui, français, flamand, allemand chez moi…. Le prof fait beaucoup vais-je dire, j’en ai eu un très bon, patient, ensuite……. merci Bernie…
Le prof est essentiel surtout au début.