Le sanctuaire des destins oubliés – Yves Carchon

Ouvrir « Le sanctuaire des destins oubliés » d’Yves Carchon, c’est plonger dans une intrigue envoûtante, empreinte de réalisme magique, au cœur de Barcelone.

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Le sanctuaire des destins oubliés

Voici le quatrième livre d’Yves Carchon dont je vous parle. Nous avions commencé la découverte de Paolo Fragoni dans « Riquet m’a tuer » en octobre 2017, le temps passe… Nous l’avons retrouvé dans un second polar « Les vieux démons » en avril 2018, puis dans une traque mouvementée en Catalogne du nord, entre Céret et Cadaqués avec « Le Dali noir ».

Naturellement, j’attendais avec impatience la sortie de son nouveau roman en me demandant si Paolo en ferait partie. Et là, j’ai découvert tout le talent d’Yves, qui cette fois nous fait découvrir Lucas et Lola : « Le sanctuaire des destins oubliés » est une pépite de lecture, et j’espère vivement que ma chronique vous donnera envie de le lire. Si tel est le cas, vous pouvez le commander sur le site des éditions Cairn.

Parce que les objets ont une histoire…

Ce roman va vous faire réfléchir, et croyez-moi vous ne regarderez plus de la même manière les objets après sa lecture. Prenons un livre, il raconte une histoire, mais il a aussi son histoire… Et il en est ainsi de tous les objets, si une poignée de porte pouvait raconter la vie des gens qui l’ont une fois utilisée… Lola a toujours collectionné les objets hétéroclites pour leur histoire, tout comme les livres qu’elle vendait dans sa librairie « les temps anciens ». Lucas se souvient même qu’elle embrassait chaque livre avant de les ranger.

Etant donné que je viens de refermer le livre, je me rends compte que je ne vous ai pas présenté Lola et Lucas. Lola est le grand amour de la jeunesse de Lucas, et même s’il est parti, c’est toujours son seul et vrai amour.

Quand il la voit apparaître sur une photo, c’est une véritable chasse au trésor qui nous entraîne à travers Barcelone, ses ramblas, ses rues, ses édifices et sa lumière si particulière. C’est certainement un livre à prendre avec soi lors d’une visite de Barcelone, et prendre le temps de suivre les traces de Lucas.

Car oui, j’ai oublié de vous dire, Lola, qui est à la fois passion et mystère, bien qu’absente, est omniprésente tout au long du livre. C’est d’ailleurs elle qui a mis en place ce jeu de piste pour que Lucas la retrouve… Ces deux personnages principaux sont parfaitement ciselés, tout comme les personnages secondaires, c’est aussi pour cela que j’apprécie l’écriture d’Yves.

Une des autres forces de cette lecture, c’est d’avoir choisi que Lucas serait le narrateur de l’histoire. Écrire à la première personne est loin d’être simple. Cela nécessite de très bien connaître les pensées, le point de vue, et les émotions du narrateur au point d’en être au plus proche. L’utilisation du « je » contribue à la forte identification du lecteur.

Suivre le jeu de piste imaginé par Lola dans une Barcelone baignée de soleil, sublime la quête de l’amour perdu au travers de l’histoire que nous racontent les objets.

Le suspense est total jusqu’à la dernière page.

Félicitations Yves, vivement le prochain !

Le sanctuaire des destins oubliés : Quatrième de couverture

Un jour, Lucas reçoit une photo, où apparaît Lola, le grand amour de sa jeunesse. Il part à sa recherche à Barcelone. Pour la retrouver, il lui faudra suivre les indices qu’elle a semés dans son sillage…
Dans cette quête baroque, Lucas rencontrera des personnages hauts en couleur, contemporains de Gaudi, ayant vécu pendant la grande époque de l’Art Nouveau… D’autres ayant réchappé au Fort Montjuïc, maison des morts franquiste…

Tous l’aideront à renouer le fil avec Lola. Mais qui est donc Lola ? Pourquoi Lucas doit-il récupérer certains objets censés le mener jusqu’à elle ? Leur amour est-il éternel ? Dans ce roman empreint de réalisme magique, l’auteur nous entraîne dans les rets d’une intrigue envoûtante. Il nous convie à partager un curieux jeu de piste où les prodiges comme les secrets mènent la danse en une étrange et fascinante sarabande.

Yves Carchon

Né en 1948, Yves Carchon passe son enfance dans le Lyonnais où se forge son goût pour la rêverie et l’écriture. A vingt ans, sac au dos, il découvre l’Afrique. Suivent d’autres voyages. Entre deux périples, il vit de petits boulots. Il écrit pour le théâtre, mais aussi des romans, des micro-fictions, des chroniques littéraires et se lance dans le polar.

En 2017, il a publié Riquet m’a tuer, en 2018 Les vieux démons et en 2019, Le Dali noir dans la collection Du Noir au Sud aux Éditions Cairn.

Il vit aujourd’hui dans le Lauragais.

Yves nous offre tous les vendredis une micro-fiction ou une nouvelle, et les samedis ses dessins satiriques sur l’actualité de la semaine dans le désormais très célèbre « Autant en rire.. »

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Bernie
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12 commentaires

  1. J’ai un certain respect pour les objets de la maison… 😉 et s’ils provienent d’un petit héritage encore plus, merci Bernie

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