Vous avez envie de tenir un blog afin qu’il vous apporte des revenus ? Les conseils foisonnent, mais certaines vérités sont passées sous silence.

5 choses à savoir sur la vie d’un blog

Vous l’avez sans doute remarqué si vous vous intéressez au monde des blogs, les articles qui vous délivrent des conseils sont très nombreux. Les trucs et les astuces pour améliorer son blog donnent souvent l’impression que tout va être simple. La réalité est tout autre, aujourd’hui, je vais vous donner 5 points qui devraient vous faire réfléchir si vous pensez que tenir un blog est chose facile, et qu’il sera rémunérateur.

1 Tenir un blog est chronophage

Si vous voulez être blogueur professionnel, ne vous y trompez pas, professionnel veut dit travail. Et c’est un vrai travail qui va vous demander un investissement considérable. L’image du blogueur qui balance un article et qui peut se reposer sur ses deux oreilles est absolument fausse.

Sachez-le une fois pour toutes, blogueur ce n’est pas écrire de temps à autre un article qui va faire de votre blog, celui où toutes les marques auront envie d’être publiées. Le trafic d’un blog ne se construit pas en un jour, c’est un travail sur la durée, qui peut avoir des hauts, mais aussi des bas.

Ce n’est pas parce qu’une fois un de vos articles va être bien classé, que votre notoriété est acquise. C’est juste un encouragement, mais il va falloir confirmer, tous les jours, 365 jours par an. Si vous devenez blogueur professionnel, vous commencerez probablement par créer votre micro-entreprise.

Cela mériterait un article complet, mais cela veut dire que vous allez devoir gérer de l’administratif vers l’Urssaf, les impôts, faire votre comptabilité, émettre des factures, relancer les clients qui ne paient pas… Oui, vous allez tout faire en plus d’écrire pour votre blog.

2 le doute sera à vos côtés

Sans passion, il est impossible d’être blogueur, c’est une évidence. Comment pourriez-vous intéresser vos lecteurs si votre article est creux et sans saveur. La passion est un prérequis indispensable, mais elle ne suffit pas.

Concrètement, si vous attendez votre premier client pour écrire un article, vous risquez d’avoir un blog qui tombe dans les oubliettes. Vous allez devoir écrire tous les jours des articles de qualité sur des sujets en adéquation avec votre ligne éditoriale. Il vous faudra également partager vos contenus sur les réseaux sociaux idoines, et vous faire connaître parce que la concurrence est rude.

Et tout cela, avec des journées, des semaines où pas un client ne va se manifester. L’avantage d’être votre patron, c’est que c’est vous qui décidez tout seul. L’inconvénient, et ça, on ne vous le dit pas, c’est que vous êtes tout seul.

Le doute est omniprésent dans la vie d’un blogueur professionnel. Il y a le doute positif, celui qui va guider votre écriture, un peu comme le trac d’un acteur avant d’entrer sur scène. Mais c’est le doute de ne pas être capable de réussir qui risque de vous envahir. Attendez-vous à des heures, des jours, des semaines difficiles où vous serez seul avec votre doute.

3 Savoir écrire ne suffit

Le meilleur écrivain ne devient pas créateur de contenu web en un claquement de doigts. La rédaction d’un article de blog a des règles d’écriture qui sont très codées. Pour que Google repère votre article et le positionne en première page des résultats d’une recherche ; allez-vous plus loin que la première page quand vous effectuez une recherche ; vous allez devoir choisir les bons mots clés, le bon titre, le bon pitch, adopter une écriture en pyramide inversée… Mais même avec tout cela, quand votre blog débute, et les débuts peuvent être très longs, il n’aura pas la notoriété suffisante pour que votre article soit bien classé. Et c’est une chose que les clients regardent en premier évidemment.

D’ailleurs, et je pense que c’est valable pour tous les blogs, vous réaliserez au fur et à mesure du temps, si vous n’avez pas jeté l’éponge, que votre blog du début a évolué, et que si vous aviez su, vous l’auriez tout de suite commencé autrement.

En fait, il existe des formations, elles en portent le nom, pour savoir écrire pour le web. Elles sont souvent très théoriques, et ressemblent plus à apprendre des bonnes pratiques sans réelle mise en pratique. Or, c’est la pratique d’écriture régulière qui va vous permettre d’acquérir une réelle compétence.

Dernier point, si vous n’êtes pas un amoureux de la langue française et que vous ne maîtrisez pas l’orthographe et la grammaire, alors passer à autre chose. Il ne se passe pas un jour sans que je ne découvre pas une subtilité de notre belle langue française.

4 Une identité visuelle a un vrai coût

Depuis le début cet article, je vous ai beaucoup parlé d’écriture, de qualité de contenu, ce sont certainement ces deux points qui ont été ma motivation pendant de nombreuses années. Le contenu a toujours primé sur le contenant. Un peu comme pour le vin, ce n’est pas la bouteille qui compte, mais le vin lui-même. Mais avez-vous déjà vu un grand vin vendu dans un cubi ? Non, et bien pour un blog, c'est la même chose.

L’erreur, c’est de croire qu’en quelques clics vous allez vous construire une identité visuelle. Il n’en est rien. Ce n’est pas parce que vous affichez votre photo, même si elle est réussie, et que vous faites une bannière que vous avez une identité visuelle. Vous êtes même loin du compte. Vous devez avoir en tête que votre identité visuelle est votre enseigne.

Là encore, c’est un véritable investissement qui vous demandera du temps, et, ne nous voilons pas la face, du budget également, car vous devrez faire appel à un designer professionnel. Il ne faudra pas vous tromper puisque votre public reconnaît votre blog au travers de son identité visuelle, et en changer comporte un vrai risque.

5 Se rémunérer quand on peut

Essayer d’interroger un blogueur professionnel sur ses revenus, ou sur les tarifs qu’il pratique. Bonne chance, parce que dans le milieu, c’est la loi du silence qui règne. Certaines plateformes de freelance, annonce des tarifs au mot, qui varie en fonction de la complexité, mais cela est absolument subjectif.

Pour être sur plusieurs plateformes de freelance, je peux vous dire qu’il y en a certaines où les tarifs pratiqués frisent le ridicule tellement ils sont bas. Et la concurrence étrangère est présente, notamment avec l’aide des traducteurs en ligne qui s’améliore de plus en plus. Bien sûr, le niveau d’écriture n’est pas au rendez-vous, mais les clients peuvent acheter les articles pour des cacahuètes.

Néanmoins, vous allez devoir fixer vos tarifs et avoir un kit média présentant vos prestations et les coûts. C’est encore un travail à faire, et qu’il faut tenir à jour. Le doute dont je vous parlais précédemment sera là quand vous enverrez vos tarifs, et qu’ensuite, ce sera le silence radio total.

Cependant, même si en microentreprise, vous ne vous établissez pas de fiche de paye, vous devez prendre en compte les charges et les impôts sur votre chiffre d’affaires. Prenons un cas d’école, si vous facturez une prestation 100 euros, n’espérez pas finalement vous verser plus de 60 euros de rémunération. Ça non plus, on ne vous l’avait jamais dit.

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Pour conclure

En conclusion de cet article, qui m’a été inspiré pour donner suite à une discussion avec une personne qui voulait lâcher son job pour devenir blogueur professionnel, il est important de connaître la face cachée avant de se lancer. Tout n’est pas dit, et ce qui est passé sous silence ne devrait pas l’être.

Quel est votre avis sur ce sujet : « Doit-on passer sous silence ce qui peut dissuader ? »