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Les dessins de Jacques Rouby dévoilés à la Galerie La Ralentie

A l’occasion du Mois du Dessin à Paris, La galerie La Ralentie dévoile une série de dessins originaux de l’artiste Jacques Rouby. Une première mondiale, du 6 mars au 4 avril 2020.

Jacques Rouby, Série 9 n°5 & 6, rotring, 30x22cm, série 2005 - 2014
Jacques Rouby, Série 9 n°5 & 6, rotring, 30x22cm, série 2005 - 2014

 

Exposition « ULTIMES : Acte II »

A partir du 6 mars 2020, la galerie La Ralentie poursuit son hommage à l’artiste Jacques Rouby avec le chapitre II de l’exposition "Ultimes".

L’espace rue de la Fontaine au Roi (Paris, 11e) expose les cartons sculptés de l’artiste, pièces maitresses d’une œuvre forte et inspirée, ainsi qu’une sélection inédite de dessins originaux dévoilés pour la première fois au public.

Cette exposition rend hommage au talent de cet artiste singulier disparu début 2019 et présente ses ultimes œuvres jusqu’au 4 avril 2020.

Jacques Rouby a laissé derrière lui une production titanesque, marquée par une vitale nécessité de destruction, comme si l’œuvre, d’une plasticité étonnante, avait vécu de cette passion d’en finir avec elle.

Jacques Rouby était un expérimentateur, un créateur marginal et singulier. En un mot : un aventurier de l’art, qui déconstruisait les valeurs esthétiques pour en créer de nouvelles.

 

De la destruction à la création : un processus de fabrication chirurgical.

Celui que l’on surnomme le « magicien de la matière» était à la fois peintre, dessinateur et sculpteur. Autodidacte, il ne s’inscrit pas pour autant dans le courant de l’Art brut.

Son esthétique oscille toujours entre le figuratif et l’abstrait, entre le matériel et l’immatériel.

L’œuvre déstructurée de Jacques Rouby découle d’un travail de plusieurs décennies qu’il ne souhaitait ni lisse ni propre ; son art est synonyme d’accrocs, d’irrégularités et d’accidents.

Pour lui, c’est « un chaos en marche, des va et vient continuels du nouveau à l’ancien, entre toutes les expérimentations, inventions techniques, accidents qui s’enrichissent mutuellement ».

Son travail sur les cartons est le résultat d’un long processus de transformation pendant lequel le matériau a été mis à mal, torturé, lacéré, tatoué, troué, déchiré. « Jacques Rouby met à l’épreuve supports et matières, les exposant aux intempéries, à la décomposition, sorte d’ordalie qui finalement marque les œuvres d’une sorte de valeur sacrée. » explique Isabelle Floch, la galeriste. En résultent des cartons sculptés.

« Ces nombreux cartons, à la fois intrigants et d’une rare puissance esthétique, constituent une véritable « œuvre au noir », dans le sens alchimique du terme, puisque l’artiste joue tour à tour de dissolutions, de coagulations, de destructions et de reconstruction autour de matériaux où le minéral et l’organique prennent leur part. » souligne Thierry Savatier, historien de l’art.

Un matériau peu propice à la création artistique, auquel Jacques Rouby a su donner ses lettres de noblesse.

 

Galerie La Ralentie

Depuis sa création en 2011 par Isabelle Floch, la galerie La Ralentie, soutient le retour à une figuration renouvelée qui ressuscite l’émotion, en rupture avec la culture de choc qui imprègne la production artistique actuelle. Isabelle Floch expose l’œuvre de Jacques Rouby tous les ans depuis 2012.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Exposition « ULTIMES : Acte II »

Du vendredi 6 mars au samedi 4 avril 2020.

Galerie La Ralentie

22, 24, Rue de la Fontaine au Roi, Paris 11

Ouverte du jeudi au samedi, de 14 à 19h

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