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Simon HANTAI au musée des Beaux-arts de Rouen

La salle Simon Hantaï, qui présente 6 toiles de l’artiste, est la première proposition issue du partenariat entre la Réunion des Musées Métropolitains et la Fondation Gandur pour l’Art. Peintes entre 1951 et 1962, les toiles rassemblées permettent de mettre en lumière l’une des plus singulières et foisonnantes aventures picturales de la seconde moitié du XXe siècle.

Simon HANTAÏ - Peinture - 1952-1953 - huile sur toile, 102,3 x 107,4 cm - © Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photographe : André, Morin © Archives Simon Hantaï / Adagp, Paris, 2019
Simon HANTAÏ - Peinture - 1952-1953 - huile sur toile, 102,3 x 107,4 cm - © Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photographe : André, Morin © Archives Simon Hantaï / Adagp, Paris, 2019

 

Exposition Simon HANTAI « Par où on ne sait pas »

Simon Hantaï quitte sa Hongrie natale avec sa femme Zsuzsa en 1948 pour s’établir à Paris. Il expose très rapidement avec les peintres américains Joan Mitchell et Sam Francis.

S’il prend ensuite ses distances avec le surréalisme, il garde comme méthode la recherche d’une peinture à l’aveugle, dans laquelle le hasard dévoile ce qui est enfoui. Dans les années 50, le geste du peintre détermine sur la toile la frontière entre l’obscur et le clair, le secret et le révélé.

Puis, avec les premières Mariales, il peint à la surface d’une toile froissée, laissant les formes naître sans contrôle, au hasard des plis.

Cette invention picturale fait de la toile un matériau agissant, à part égale avec le peintre. Elle ouvre une voie dans laquelle s’engouffrent de jeunes artistes à la recherche de nouveaux moyens pour la peinture.

Défendu par la Galerie Jean

Fournier, Simon Hantaï devient le centre de gravité de toute une génération d'artistes, à une époque où la peinture doit se réinventer face à l’essor de nouvelles pratiques.

C’est à l’occasion de son séjour à Varengeville-sur-Mer en 1963 que naît la série des Catamurons. Retranché dans un quasi silence à partir de 1982, année où il prend la décision de ne plus produire, il décède en 2008.

Entre 2009 et 2016, douze tableaux de Simon Hantaï rejoignent la Fondation Gandur pour l’Art. Cette entrée remarquable répond à la conviction que l’artiste, bien qu’encore largement méconnu, est l’une des figures essentielles du renouveau de l’art abstrait d’après-guerre.

 

Informations pratiques

Musée des Beaux-arts de Rouen

Du 17 janvier au 27 avril 2020

Entrée : Esplanade Marcel Duchamp

Accès handicapés : 26 bis, rue Jean Lecanuet

Tél. : 02 35 71 28 40

Pour venir à ce que tu ne sais pas, il te faut aller par où tu ne sais pas

Jean de la Croix, cité par Simon Hantaï le 12 février 1957

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