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Mondial du Vent : windsurf freestyle en démonstration

2e jour du 23e Mondial du Vent à Leucate-La Franqui. Du 20 au 25 avril, les meilleurs kitesurfers et windsurfers mondiaux et les fans de glisse se sont donnés rendez-vous dans l’Aude pour l’unique étape française de la Coupe du Monde de kitesurf freestyle GKA, un show international de windsurf freestyle ainsi que des compétitions de foil, paddle et breakdance.

Le Leucatois Nicolas Akgazciyan ©Mondial du Vent
Le Leucatois Nicolas Akgazciyan ©Mondial du Vent

 

Windsurf Freestyle en démonstration au Mondial du Vent

Cet après-midi, les windsurfers ont de nouveau fait le show lors d’une démonstration de freestyle ! Dans une mer agitée avec une houle d’1m50, les riders ont exécuté des figures aussi techniques qu’impressionnantes au pied du public, tractés à l’aide de jet-ski.

Plus tôt dans la journée, le grand public a participé à la Crédit Agricole Paddle Race, une course par équipe où les participants se sont affrontés sur un parcours en mer et sur la plage avec des obstacles à franchir. 

Grande nouveauté du Mondial du Vent : le Breakdance. Chaque soir, les 8 meilleurs B-Boys français se défient sur scène, dans des battles endiablées, au rythme du son hip-hop devant une foule de spectateurs aussi curieux qu’impressionnés.

 

L’élite du kitesurf est à Leucate
16 nationalités, 47 riders (14 femmes, 33 hommes) sont en compétition dont 14 français - la délégation la plus représentée. L’épreuve de Leucate, unique étape française de la Coupe du Monde, est désormais un rendez-vous incontournable du circuit qui marque le début de saison.

Pour les riders, il s’agira de frapper fort d’entrée de jeu afin de marquer les esprits pour le reste de la saison. La Coupe du Monde de kitesurf freestyle GKA est toujours en attente de conditions de vent plus favorables.

 

Zoom sur les deux Champions du Monde de la discipline, les Brésiliens Mikaili Sol, 14 ans, et Carlos Mario, 21 ans

MIKAILI SOL, Brésil, 14 ans, Champion du Monde 2018.

Avec son immense façade nord est, le Brésil regorge de milliers de spots de qualité et de riders de talent. Mikaili Sol est l’alter égo féminin de Carlos Mario. Ses parents, eux-mêmes kiteurfers, ont voulu attendre les 9 ans de leur fille pour l’initier au kite. C’était sans compter la volonté tenace de la future championne qui a décidé de tirer ses premiers bords à 8 ans.

Mikaili Sol
Mikaili Sol © Mondial du Vent

Quelle est la sensation dont tu te rappelles de ta première session ?

J’ai trouvé ça trop cool ! Je suis parti à fond en downwind et je me rappelle voir sur ma gauche ma mère courir pour me rattraper. Les sensations étaient tout simplement incroyables ! Là je me suis dit : « Je veux être kitesurfeuse professionnelle ! ».

Comment s’est passée ta première compétition ?

C’était lors d’une étape de coupe du monde à Baja Grande en 2014 et j’avais seulement 9 ans. J’ai trouvé ça magique de me retrouver au milieu de toutes ces stars que j’admirais. Cela m’a encore plus motivée pour devenir professionnelle. J’avais encore quelques progrès à faire. Et en cinq ans le niveau général a explosé ! De toute façon je n’avais pas le choix si je voulais vivre du kitesurf.

Raconte-nous ton année 2018 ?

Une année cool ! J’ai participé aux disciplines du freestyle et des vagues. J’aime beaucoup les deux mais le freestyle est vraiment le style dans lequel j’aime le plus m’exprimer. Etant donné mon âge en début de saison (13 ans) ça n’a pas été évident de pouvoir participer à la coupe du monde mais on m’a autorisé car j’allais avoir 14 ans dans l’année. Quoiqu’il arrive, je ferai du mon mieux pour atteindre le top 3. Et j’ai terminé première à chaque étape !

Quand as-tu senti que tu pouvais gagner le titre mondial ?

Dès la deuxième étape en fait mais je ne voulais pas m’enflammer. Je me concentrais simplement sur chaque heat afin d’arriver en finale. Et ainsi de suite. Plus la saison avançait, plus je voyais que c’était possible. Et quand à la fin de la saison, le speaker a officiellement annoncé que j’étais championne du monde j’ai explosé de joie. Tout simplement incroyable.

 

CARLOS MARIO, Brésil, 21 ans, Champion du Monde 2016, 2017, 2018.

L’histoire de Carlos Mario force le respect. Entre ses premiers bords de kite et son premier titre de champion du monde de kitesurf freestyle en 2016, moins de dix ans se sont écoulés. Le plus gros challenge pour un jeune rider inconnu n’est pas seulement d’apprendre des tricks et de les poser mais de comprendre aussi comment performer sur une compétition internationale.

Carlos Mario
Carlos Mario © Mondial du Vent

Bonjour Carlos. Peux-tu nous raconter ta première session de kite ?

C’est un ami qui m’a initié sur le spot où j’ai grandi dans le nord est du Brésil, à Ceara. Il avait senti que ce nouveau sport me fascinait et il avait raison. Je ne pouvais m’acheter de matériel et grâce à son aide, j’ai pu faire voler une aile et j’ai immédiatement accroché. Et depuis je vis du kitesurf !

Pensais-tu devenir champion du monde lorsque tu as commencé la compétition ?

Mon rêve était seulement de pouvoir être sponsorisé par une marque. Devenir champion du monde était un rêve que je gardais pour moi. Alors, qu’en en 2016 je devenais officiellement champion du monde à 16 ans, j’ai mis du temps à réaliser… C’était juste incroyable et surtout, aussi rapidement.

Parmi tes trois titres, quel est celui qui a été le plus difficile à gagner ?

Sans aucun doute le troisième (2018)… J’avais très mal au bras gauche et chaque heat de chaque étape a été une souffrance. Chaque trick me faisait très mal mais je me suis accroché pour finalement devenir champion du monde pour la troisième fois. Maintenant ça va beaucoup mieux après cet hiver.

Que penses-tu du spot de La Franqui ?

J’aime beaucoup ce spot car j’y ai vécu des moments intenses comme la finale de 2017, même si je l’ai perdu dans les dernières secondes. Il y a du monde et ça me motive pour donner le meilleur de moi même. Comme on évolue près de la plage, on entend le public nous encourager. C’est un spot qui nous oblige à nous dépasser car les conditions sont souvent radicales.

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