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Dans une entreprise US : La différence se voit surtout sur le niveau hyper capitaliste et hyper-égoïste.

Quelles sont les différences fondamentales entre les esprits d’entreprisse européen et US, Patrick, cadre belge dans une entreprise US nous livre un regard de l’intérieur. Une rencontre signée Virginie Vanos.

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Entrevue avec Patrick, cadre belge dans une entreprise US

« La différence se voit surtout sur le niveau hyper capitaliste et hyper-égoïste. »:

Virgine Vanos : Bonjour Patrick, tu es belge et tu bosses dans une boite nord-américaine. Quelles sont à tes yeux les différences fondamentales entre les esprits d’entreprisse européen et US ?

Patrick ; A première vue, il n’y a pas de grandes différence. Chaque entreprise veut faire des bénéfices. N’ importe où elle est active. La différence est la culture de l’entreprise. Aux Etats-Unis la législation SOx a changé fondamentalement les procédures dans les entreprises. Chaque décision, paiement ou n’importe quoi doit-être documenté. Ça veut dire qu’une nouvelle bureaucratie ou sein de chaque entreprise s’est établie.

VV : Tu m’as récemment évoqué la joie ouverte de certains de tes collègues lors de l’élection de Donald Trump et de la disparition de l’Obamacare. Peux-tu raconter cela en détail à nos lecteurs ?

Patrick ; Les Etats-Unis ne connaissent pas un système social basé sur la solidarité comme en Europe. Obamacare était un premier pas à introduire une assurance-maladie basé sur un certain niveau de solidarité.

Ça veut donc dire que les employés qui gagnent un salaire ‘normal’ paient pour des gens qui n’ont pas de travail. Le paiement se ferait par l’assurance maladie privée, donc les primes monteraient. Et ceci est vraiment contre cet esprit hyper individuel et hyper capitaliste.

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VV : Tu t’es aussi exclamé « C’est vraiment Big Brother ! ». Pour quelles raisons précises ressens-tu cela ?

Patrick ; Je fais référence a la première question. On doit documenter tout, sous prétexte de complaisance. Ça donne donc aux employeurs un certain pouvoir de contrôle sur les employés. Et l’introduction des systèmes informatiques leur donnent un excellent outil à surveiller et contrôler les employés. On sait quand on démarre son ordi, quels fichiers on ouvre, à qui on envoie un fichier… et beaucoup plus.

 

VV : De même, tu m’as dit que tu avais beaucoup de républicains très conservateurs  autour de toi. Comment se manifeste concrètement ce côté réactionnaire ?

Patrick ; Là les clichés se confirment : J’ai des collègues qui ont une grande collection d’armes, et qui viennent même au bureau avec un revolver chargé dans le sac. Mais le dimanche, ils passent toute l’après-midi à l’église… Pour le 7ème anniversaire de sa fille, quelqu’un offrait des cours de tir comme cadeau à sa fille. Elle avait déjà un fusil rose. Très mimi, non ?

 

VV : Quelles phrases t’ont le plus interpelé quand tu les as entendues ?

Patrick ; Il y a une tout autre perception sur Obama. Pour beaucoup d’Américains, Obama n’a rien fait pour ses compatriotes. Il a seulement travaillé sur les relations externes. Les Européens ont une image beaucoup plus positive d’Obama.

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VV : C’est peut-être un apriori de ma part, mais j’ai l’impression qu’avec ce genre de mentalité, on doit être ultra masculiniste et penser que les femmes n’ont leur place que dans une cuisine, une buanderie et la chambre à coucher. Confirmes-tu ou infirmes-tu mon sentiment ?

Patrick ; Je n’ai pas cet impression. La différence se voit surtout sur le niveau hyper capitaliste et hyper-égoïste. Je vois que beaucoup de femmes ont des postes très importants dans beaucoup d’entreprises. C’est aussi les Etats Unis et l’American dream : si on veut atteindre quelque chose, c’est possible.

 

VV : Pour conclure, quel impact direct ce travail a-t-il sur ton moral ?

Patrick ; Le niveau de contrôle sur l’individu étouffe la créativité. On décourage les employés à prendre des initiatives. Tout est structuré ‘top-down’, et on n’apprécie pas qu’un employé d’un niveau plus bas lance des nouveaux idées…

VV : En te remerciant…

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Virginie Vanos © Marc Naesen

 

Une rencontre signée Virginie Vanos

(Re) découvrez l’interview de Virginie Vanos qui nous parle de son dernier roman Anna Plurielle

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trublion 04/04/2019 08:06

ce qui me plait c' est qu' un américain doit payer des impôts en Amérique , où qu' il travaille !
Bonne journée Bernie

Bernie 04/04/2019 19:05

ça veut qu'il paye aussi des impôts dans le pays où il travaille.