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Par pitié ne parlez plus de mutuelles.

Alors que les assurances profitent de ce que fait le gouvernement pour communiquer sur les augmentations, tous les médias ne parlent que de mutuelles

Par pitié ne parlez plus de mutuelles.

Il faut le dire et le répéter, la loi santé votée par les socialistes a donné la santé aux assurances en tuant ce qui faisait l’existence des « mutuelles » à savoir la mutualisation. Même si ces sociétés veulent continuer à vous faire croire à cette solidarité, c’est un mensonge. Les assurances dites « complémentaires santé » n’obéissent plus au code de la mutualité mais bien au code des assurances.

 

La réforme de 2000 du code de la mutualité

C’est surtout la réforme de 2000 du code de la mutualité qui a bien changé les choses. Aujourd’hui,  à l’inverse de ce qu’était la mutualisation, les assurances cherchent le profit, différence fondamentale.

Dans une « mutuelle santé » les risques et les dépenses étaient partagées équitablement. Les sociétaires payaient une cotisation, tous la même, fixée tous les ans en fonction des dépenses.  Les organismes mutuels ne devant pas faire de bénéfice ni de pertes.

Les dérives ont largement commencées lorsque ces associations sont devenues des sociétés d’assurance, d’abord en cachant systématiquement les frais de gestion. Frais de gestion opaques, permettant de très nombreux enrichissements et dérives de toutes sortes.

 

Ne voit-on pas certaines sociétés appelées mutuelles dépenser largement en sponsoring de tous ordres.

L’évolution s’est faite ensuite vers la différentiation des cotisations en fonction du risque. Première approche : des contrats différents en fonction de ce que souhaite le « client » contrats de base ne remboursant pratiquement rien ou presque (juste la différence du ticket modérateur) puis des contrats  « de riches » avec prise en charge de nombreux  soins non remboursés ou presque par la sécurité sociale, c’est le cas du dentaire, et de l’optique en particulier.

 

La totale négation de la mutualisation.

Enfin les évolutions catastrophiques se sont accentuées, différentiation des cotisations en fonction de l’âge, plus vous êtes vieux, plus vous risquez d’être malade, plus vous payez. C’est la totale négation de la mutualisation.

Pour terminer ce passage en revue de ce qui s’est passé pour les Français, dans le domaine de la prise en charge de la santé, François Hollande aidé de Marisol Touraine a crée la « soi disant mutuelle obligatoire. »

Bien sûr obligatoire juste pour les salariés, mais avec des restrictions de « panier de soins » assorties des augmentations des cotisations. Grâce a l’état les compagnies d’assurances ont bénéficié du « remboursez moins pour plus cher » ce qui n’était avant que l’apanage de la sécurité sociale.

 

Le « fameux  reste a charge zéro »

Aujourd’hui, avec le gouvernement d’Edouard Philippe, mettant en place le « fameux  reste a charge zéro » la barque se charge encore un peu plus et l’arnaque s’étend. Reste a charge zéro est un argumentaire de campagne, ce n’est en rien une amélioration.

Jusque là l’optique n’était pratiquement pas remboursée par la sécurité sociale, le dentaire en ce qui concerne les implants non plus, enfin pour l’audioprothèse c’était pire.

Donc pour pallier cette défaillance de l’assurance la plus chère du monde (cotisations patronales, salariales et CSG) les Français adhéraient à des contrats de mutuelle permettant de faire face à ces dépenses.

 

Ces contrats toujours plus chers ont été limités par l’état en obligeant par exemple de rembourser les lunettes que tous les deux ans. Ceci sans diminution des cotisations bien sûr, un cadeau de l’état aux assurances dites mutuelles.

Aujourd’hui donc ces assurances devront rembourser le reste à charge de l’optique, du dentaire et de l’audio dans leur panier de soins de base.

Bien entendu ils augmenteront les cotisations, même si l’état vous affirme le contraire.

 

Limites drastiques sur les qualités des appareils ou implants remboursés « aux pauvres »

Ce que l’on ne vous dit pas, c’est que cette action est accompagnée de limites drastiques sur les qualités des appareils ou implants remboursés « aux pauvres »

Lunette de très mauvaise qualité, implants chinois, prothèses auditives médiocres etc. C’est donc une arnaque de très grand format, en particulier pour les assurances. Ils vont rembourser, avec les contrats de base très chers, des produits beaucoup moins chers que par le passé, tout en faisant croire que leurs dépenses augmentent et par contre coup les cotisations.

Ceux des « clients » qui ont souscrit une assurance beaucoup plus chère mais remboursant à peu près tout ne savent pas aujourd’hui s’ils verront leurs contrats transformés (sans baisse de cotisation) pour des remboursements low cost.

 

Il faut le dire donc, les contrat de base sont et resteront des contrats très chers pour leur  peu de remboursement, en faisant croire au reste a charge zéro. A côté les assurances continueront à vendre des contrats « haut de gamme » de plus en plus chers, sans avoir la certitude qu’ils ne limiteront pas la qualité des prestations remboursés.

 

Payer soi-même pour économiser

A y regarder de plus près, éviter cette arnaque est possible en ne prenant que les contrats de base, panier de soins imposés par l’état, et en se payant soi même les lunettes ou les prothèses audio. A l’arrivée ce sera beaucoup moins onéreux.

Par exemple vous économisez plus de 600 euros de mutuelle chère par an (1200 euros sur deux ans) et vous vous payez la paire de lunette dont vous avez besoin environ 600 euros. Quelle économie !

Enfin il faut le dire, arrivé à ce stade, la question doit être posée de l’assurance volontaire dans une compagnie étrangère. Plus de cotisations sociales, plus de CSG, plus de mutuelle (ou ce qu’il en reste) pour un prix très inférieur  à l’addition de toutes ces charges.

 

Patrick Crasnier

Journaliste

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trublion 27/10/2018 07:58

il suffit de voir les augmentations qui suivent les passages à 60 puis 65 ans, et j' en arrive à devoir payer 300 euros par mois pour deux

Bernie 27/10/2018 17:43

Et à mon avis ce n'est que le début.