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Quand Virginie Vanos photographie des modèles…

Bien sûr, j’ai toujours mille fois préféré parcourir la planète afin de me donner corps, cœur et âme à ma passion pour l’architecture et les beautés des paysages naturels. Il est vrai que beaucoup d’anciens modèles se tournent ensuite vers le modeling en tant que photographes, à l’instar de la très talentueuse Fab Châtelain. Je continue cependant, envers et contre tout à poser.

 

Modèle Linda virginie vanos
© Virginie vanos

Quand je photographie des modèles…

Barouder

Barouder, mon Nikon à la main, est bien plus qu’un métier pour moi. C’est littéralement une façon de vivre, d’exister, de sans cesse renaître. Toutefois, à mes tout débuts en tant que photographe, j’ai demandé à quelques copains et copines de me servir de cobaye. Je ne pouvais en effet dire si cela allait me brancher ou non tant que je n’avais pas au moins effectué quelques essais.

 

Point de studio pour moi

Après une bonne vingtaine de séances, j’avais enfin trouvé mes créneaux. Première chose : point de studio pour moi. Je ne travaille qu’en lumière disponible, en décor intérieur, dans la nature ou bien dans des séances plus connotées Vie Urbaine. Je trouve la lumière naturelle tellement plus authentique, mais aussi tellement plus vivante.

 

Modèle Nocluaf virginie vanos
© Virginie vanos

 

Une gueule mais pas des starlettes

Mon second dada est de photographier des gens qui ont quelque chose de puissant à exprimer. Cela peut être l’exercice d’un talent artistique, une « gueule » particulière dotée de forts états d’âme comme le travail méticuleux d’un artisan. Des starlettes à deux sous, que ce soit des hommes ou des femmes, nourris de téléréalité et gavés de presse people

Merci bien, mais j’ai essayé et c’est donc par expérience que j’affirme que je ne veux plus perdre mon temps dans ce type de séance.

Tout d’abord, parce que cela m’ennuie prodigieusement. Ensuite, parce qui dit starlette dit caprices de diva et haute opinion de soi-même. Enfin, ces modèles ne dégagent pas grand-chose comme aura et j’ai bien du mal à assurer la postproduction. Je n’arrive pas à m’en sortir, autant techniquement que psychologiquement. Je garde trop souvent un goût d’amertume à cause du contact humain inexistant, à cause du côté « Moi Je » dont on me farcit les oreilles et surtout avec un certain type de vantardise fondé sur… du néant.

 

Avoir le courage de dire non

A ce jour, j’ai enfin le courage de dire non à certains modèles, tout en restant polie et courtoise, mais ferme dans mon refus. J’ai même certains critères auxquels je ne déroge plus jamais. D’abord, plus de modèle en dessous de 25-30 ans, à moins de faire preuve d’une réelle maturité confirmée.

Ensuite, il faut accepter en cas de collaboration que je n’exécuterai aucun travail si j’ai pour ordre de réaliser « une réalité sublimée », conformes aux critères esthétiques de ce début du XXIème siècle. Enfin, je ne réponds même pas aux courriels où on me demande de faire de l’érotique, voire bien pire.

Modèle Slayers virginie vanos
© Virginie vanos

 

Des personnalités atypiques

Cependant, j’ai la chance énorme d’avoir régulièrement chez moi des personnalités atypiques, débordant d’enthousiasme et d’énergie créatrice. Des gens qui existent pleinement, tant par ce qu’ils font ou ce qu’ils pensent. Des gens avec qui les violons sont parfaitement accordés. Des êtres qui ont un mode vibratoire unique, du vécu, des sentiments, de l’expression.

Bref, tout ce que je demande à l’homme ou à la femme que je photographie, c’est d’être et non de paraître. Croyez-moi ou non, c’est beaucoup plus ardu comme point de vue, les rencontres se font ainsi plus rares...Donc nettement plus précieuses

Mais ces personnages enrichissent mon imaginaire, élargissent mon champ des possibles et surtout me communiquent une force et une énergie sans laquelle je stagnerais lamentablement. Après ces séances, lors du travail de tri et de postproduction, je me sens en symbiose totale avec l’image de mon modèle.

Et à ce moment,, un unique doute, une seule crainte persistent : Vais-je être à la hauteur de mon propre ressenti comme des attentes de l’être que j’ai photographié ?

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ZALMA 05/04/2018 13:45

Des personnalités atypiques, des lumières naturelles... d'excellents ingrédients, un très bon choix ! Et on le voit, les photos sont parlantes. Et belles...

Bernieshoot 05/04/2018 18:39

Des photos parlantes, c'est très juste.