La nouvelle saison de « Musique en Dialogue aux Carmélites »  offre une nouvelle série de concerts voit le jour en la ravissante Chapelle des Carmélites de Toulouse. Baroque, secret et intime, cet écrin est idéal pour accueillir la musique de chambre qui toujours dialoguera avec des textes, littéraires, poétiques, philosophiques, historiques… Dimanche 27 août & 3 septembre 2017 Chapelle des Carmélites - Toulouse

Musique en Dialogue aux Carmélites Dimanche 27 août & 3 septembre 2017 Chapelle des Carmélites - Toulouse

Musique en Dialogue aux Carmélites

Le titre est inspiré du célèbre opéra « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc et Georges Bernanos.

Les artistes invités, musiciens, acteurs, philosophes, ... sont de tout premier plan, leur spectacle une proposition d’excellence, originale, dans un haut lieu du patrimoine de la Ville Rose.

La première saison offre un summum du Romantisme - Chopin, George Sand, Liszt, Viardot, Bellini, Musset, Desbordes-Valmore - interprété par des musiciens de stature internationale reconnus pour  leur perfection dans ce répertoire et des comédiens experts à partager leur art avec eux.

 

 « La note bleue »

Dimanche 27 août  à 15h30

1h30 environ

Le programme

Denis Pascal, piano

Marie-Paule Milone, violoncelle

Marie Christine Barrault, comédienne

Musique

Frédéric Chopin (1810-1849)

Textes

George Sand (1804-1876)

Dégustation offerte par le Château Le Bouïs, Gruissan (11) et la Ferme aux Téoulets, Merville (31) après le concert

MC Barrault-Denis Pascal-MP Milone : ©F.de Villeneuve
MC Barrault-Denis Pascal-MP Milone : ©F.de Villeneuve

Les amateurs de jazz et de blues connaissent certainement la fameuse « note bleue », qui modifie subitement et de manière inattendue l’atmosphère générale d’un morceau. Mais qui sait qu’en réalité, cette expression fut inventée par George Sand parlant de Frédéric Chopin auquel la liait une relation aussi passionnée qu’orageuse.

George Sand y voyait « l’azur de la nuit transparente » et, de fait, la musique de Chopin délivre fréquemment des changements d’humeur foudroyants, souvent nocturnes et mélancoliques.

A travers certaines des pièces les plus fameuses du compositeur franco-polonais, Denis Pascal et Marie-Paule Milone nous entrainent dans les soirées célèbres de la vie mondaine parisienne durant lesquelles Chopin hypnotisait une audience choisie par la magie de son clavier et de sa musique.

Marie-Christine Barrault nous livre les témoignages écrits des plus grandes personnalités de ce temps confrontés à l’art fantastique de Chopin. Eugène Delacroix, Oscar Wilde, Marcel Proust ou André Gide, Felix Mendelssohn, Richard Wagner ou Hector Berlioz, sans oublier l’ami mais néanmoins rival Franz Liszt, tous s’inclinent respectueusement devant le piano de Chopin.

Denis Pascal, piano

Denis Pascal se produit en France et dans le monde entier comme soliste et musicien de chambre. Il fait de nombreuses apparitions aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Il est régulièrement invité en Allemagne, Italie, Hollande…

En France le public des Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre du Châtelet, Théâtre de la Ville, Salle Gaveau et de l’Opéra Garnier a pu l’applaudir, ainsi que celui de nombreux festivals français et internationaux Piano(s) Lille Festival, Festival Berlioz, Festival de Radio France et Montpellier, festival de piano de Husum et bien d’autres.

Sa discographie a connu une énorme reconnaissance de la critique avec ses monographies consacrées à Jean Wiener pour Sisyphe : Diapason d’Or, à Liszt : Choc du Monde de la musique et de Classica et prix de la fondation Franz Liszt, à Beethoven : Diapason d’or.

Il est à l’origine de plusieurs saisons musicales, dont le festival « Tons Voisins » à Albi, qui rencontre un vif succès.

D. Pascal a été professeur de piano au CNSM de Lyon avant d’être nommé au CNSM de Paris.

Son prochain projet discographique autour de Schubert proposera 3 opus. Le premier est sorti en février 2017 (Label La Musica).

Marie-Paule Milone, violoncelle

A l’heure où la spécialisation fait rage, la trajectoire de M-P. Milone est de celles qui font d’elle l’une des musiciennes les plus accomplies de sa génération. Sa formation se déploie de la Finlande à l’Académie Sibelius d’Helsinki auprès d’Arto Noras, jusqu’à l’Université d’Indiana aux USA auprès de Janos Starker dont elle sera l’assistante. Elle bouscule les frontières et, par son talent à facettes, suscite les rencontres créatrices.

Après ses études à Toulouse où elle obtient ses premiers prix de piano, violoncelle et musique de chambre, elle reçoit les diplômes d’harmonie, histoire de la musique et analyse et plusieurs distinctions nationales dont le prix du Ministère de la Culture.

Son parcours en soliste comme en musique de chambre est riche par­tout en Europe et aux USA. Avec le pianiste Denis Pascal elle forme à la ville comme à la scène un duo remarquable, leur CD consacré à Rachmaninov a remporté un vif succès (Polymnie-2010).

Elle se produit notamment avec S. Roussev, Tedi Papavrami, G. Poulet, E. Lacrouts, C. Cerovsek, sans oublier l’altiste Françoise Gneri avec qui elle forme le trio à cordes Paule Klee. Elle est la créatrice du Trio de Régis Campo en 2008 avec Corey Ce­rovsek et Denis Pascal à la Salle Gaveau.

Marie-Paule Milone joue un violoncelle français de Charles-Adolphe Gand de 1850.

Marie-Christine Barrault, comédienne

Sortant du Conservatoire, en 1965, elle entame une carrière au théâtre et à la télévision. Elle défend des textes de M. Frisch, Corneille, Sarraute, Claudel, Tchekhov, O’Neil, M. Duras, … sous la conduite de metteurs en scène exigeants, G. Garran, R. Planchon, R. Rouleau, J. Rosner…

E. Rohmer lui offre son premier rôle au cinéma dans Ma nuit chez Maud. Inoubliable interprète de Cousin, Cousine de J-C. Tacchella elle est nommée en 1976 pour l’Oscar de la Meilleure Actrice.

Alternant théâtre, cinéma (W. Allen, A. Delvaux, A. Wajda…) et télévision (J. Lhôte, C. Santelli, M. Boisrond, R. Vadim,...), elle incarne des personnages forts, adaptés de la littérature et de la réalité, tels Marie Curie ou Jenny Marx.

Elle a créé un spectacle de chansons, L’Homme Rêvé, aux Bouffes du Nord sur des textes de R. Vadim et musiques de J-M. Senia. Elle vient de publier un livre autobiographique, Ce long Chemin pour arriver jusqu’à Toi, aux éditions Xo.

Au théâtre, elle a joué L’Allée du roi, monologue adapté du roman de F. Chandernagor et joué en tournée Opening Night, après une série parisienne au Théâtre Mouffetard. Elle vient de jouer la pièce de D. Thompson L’Amour, la Mort, les Fringues au théâtre Marigny. Au cinéma, elle était la mère de Chiara Mastroianni dans le film de C. Honoré Non ma fille, tu n’iras pas danser.

Elle a enregistré des disques de chansons, textes et contes musicaux : Terre des Hommes de Saint-Exupéry, Pierre et le Loup de Prokofiev…

M-C. Barrault aime de plus en plus travailler en compagnie de musiciens –solistes (P. Contet, J-P. Brosse, Y. Henry,…), chambristes (Quatuor Ludwig,…) sur des spectacles mêlant musique et texte. Reconnue aujourd’hui comme une des plus mélomanes des actrices françaises, elle est depuis 2007 présidente d’honneur des Fêtes Romantiques de Nohant, festival qui se tient dans le Berry autour du souvenir de George Sand et Chopin.

 « Rien n’est bon que d’aimer »

Dimanche 3 septembre à 16h00

Le programme

Magali Léger, soprano ; Laure Urgin, récitante

Marie Vermeulin, piano

Musique

Pauline Viardot (1821-1910), Frédéric Chopin (1810-1849),

Franz Liszt (1811-1886), Vincenzo Bellini (1801-1835)

Textes

Pauline Viardot, Alfred de Musset (1810-1857),

Marceline Desbordes-Valmore (1756-1859)

Vous avez aimé Magali Léger, soprano et Laure Urgin, récitante en mai 2016 à l’Orangerie de Rochemontès puis lors de notre gala de clôture le 20 novembre. Ces deux belles et talentueuses artistes seront ici accompagnées par une troisième : Marie Vermeulin, pianiste.

Cet original spectacle créé en juin en version guitare à la Philharmonie de Paris, sera pour nous accompagné au piano, pour la première fois.

Il met en scène Pauline Viardot (1821-1910), mezzo-soprano, compositrice et pianiste, plus célèbre encore à son époque que sa soeur cantatrice « diva » la Malibran, entourée de l’élite culturelle de l’Europe Romantique, Chopin, Liszt, Bellini, Musset, Marceline Desbordes-Valmore, etc….

« Rien n’est bon que d’aimer »* évoque en mots et musique Pauline Viardot, immense cantatrice du 19ème siècle, fille de Manuel Garcia, sœur de Maria Malibran, « La meilleure des femmes » pour Tourguéniev, « L’être le plus parfait » pour George Sand.

Avec amour et tendresse, Pauline Viardot, égérie, interprète et amie des figures artistiques majeures de l’époque, appelle à ses côtés ceux qui, pour elle, ont tant compté.

Mélodies, romances et pièces pour piano répondent aux extraits de sa correspondance, s’attachant à l’aspect fragile et poétique d’une chanteuse adulée. Magali Léger, soprano, Laure Urgin, récitante et Marie Vermeulin, pianiste, racontent l’intimité d’un personnage fascinant.

Magali Léger, soprano

Magali Léger, soprano
Magali Léger©Anthea Cintract

Récompensée d’un premier prix à l’unanimité du CNSM de Paris, après ses études auprès de Christiane Eda-Pierre, Magali Léger est nommée en 2003 dans la catégorie « Révélations » des Victoires de la Musique Classique. Elle a travaillé avec des metteurs en scène tels que Laurent Pelly, Raoul Ruiz, Jérôme Deschamps et Macha Makeieff, José Montalvo et Dominique Hervieu, Daniel Mesgui­ch, Stanislas Nordey ainsi que les chefs d’orchestres Marc Minkowski, Michel Plasson, William Christie, Maurizio Benini ou encore Emmanuelle Haïm et « Le Concert d’Astrée ».

Elle est notamment Eurydice d’Orphée aux Enfers et Norina de Don Pasquale à l’Opéra de Lyon, Blondchen de L’enlèvement au Sérail au festival d’Aix-en-Provence sous la baguette de Marc Minkowski, ou encore Minka du Roi Malgré Lui de Chabrier avec Evelino Pido, Léonore de L’amant Jaloux de Grétry à l’Opéra Comique et à l’Opéra Royal de Versailles ainsi qu’Ilia d’Idoménée de Mozart au Festival de Beaune avec le Cercle de l’Harmonie sous la direction de Jérémie Rohrer.

Magali Léger a collaboré avec le compositeur et pianiste Michaël Levinas avec lequel elle a enregistré La Bonne Chanson de Fauré, et créé le rôle de La Soeur dans La Métamorphose à l’Opéra de Lille. En avril 2017, elle chante dans la création mondiale de son oratorio La passion selon Marc, une passion après Auschwitz à Lausanne.

Magali Léger chante sous la direction de William Christie et les Arts Florissants Rameau, maître à danser, une mise en scène présentée depuis 2014 notamment à la Cité de la Musique à Paris, au Barbican Center de Londres, au Théâtre du Bolchoï à Moscou et, en septembre 2017 à Séoul.

Au Brooklyn Academy of Music de New York en 2016, elle chante dans Les Fêtes Vénitiennes de Campra toujours avec Les Arts Florissants.

Elle continuera sa collaboration avec Emmanuelle Haïm en octobre 2017 au théâtre des Champs Elysées pour un gala Mozart, et à l’Opéra de Dijon où elle interprétera la Statue du Pygmalion de Rameau et Psyché dans L’amour et Psyché de Mondonville, mis en scène et chorégraphiés par Robyn Orlin.

Laure Urgin, récitante

Laure Urgin, récitante
Laure Urgin

Parallèlement à ses études de musique et de musicologie, Laure Urgin s’intéresse aux arts du spectacle. Auteure, conteuse, et lectrice, elle privilégie les collaborations avec les musiciens et les créations dans lesquelles mots et musique se répondent. Récemment, le musée Cognac-jay accueillait ses « Récits vénitiens » du siècle des Lumières, et la Cité de la musique-Philharmonie de Paris la lecture musicale « Diva de papier », au sein du trio « A voix hautes ».

On pourra la retrouver dès cet automne dans des manifestations telles que les journées du Patrimoine et le festival Paris en toutes lettres.

Depuis 2007, elle assure la direction artistique du collectif d’artistes « Le Murmure des bancs ».

Marie Vermeulin, piano

Marie Vermeulin pianiste © Jean-Baptiste Millot
Marie Vermeulin © Jean-Baptiste Millot

Soutenue par plusieurs fondations (Mécénat Musical Société Générale...) et l’Institut Français pour des tournées à l’étranger, Marie Vermeulin a su imposer en peu de temps un jeu remarqué pour sa témérité technique, sa finesse et sa maturité. Invitée de nombreux festivals et salles de premier plan, en France (Cité de la Musique, Opéra de Paris...) comme à l’étranger (Espagne, Italie, Allemagne, Lituanie, Algérie, Moldavie, Monténégro, Liban, Etats-Unis, Asie du Sud-Est), elle donne parallèlement diverses conférences et master-classes, notamment sur l’œuvre d’Olivier Messiaen, dont elle est une interprète reconnue.

Marie Vermeulin est sans nul doute l’une des révélations de ces dernières années : Premier Prix du Tournoi International de Musique (Rome, 2004), Deuxième Grand Prix du Concours International Maria Canals (Barcelone, 2006) ainsi que du Concours International Olivier Messiaen (Paris, 2007), elle est aussi lauréate du Prix International «Pro Musicis», qui valorise des actions à destinations des publics « empêchés » (2009), et du Prix d’interprétation de la Fondation Del Duca de l’Institut de France (2014). Formée au CNR de Boulogne-Billancourt puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (2001-2004) auprès d’Hortense Cartier-Bresson et d’Edson Elias, elle a étudié parallèlement avec Lazar Berman, à Florence puis à l’Accademia Pianistica Internazionale d’Imola, avant de se perfectionner auprès de Roger Muraro.

Marie Vermeulin a interprété, entre autres, les Oiseaux Exotiques de Messiaen avec l’Ensemble Intercontemporain (Pierre Boulez), le concerto de Clara Schumann avec l’Orchestre de l’Opéra de Toulon (Debora Waldman), le concerto K453 de Mozart avec l’Orchestre de chambre de Wallonie (Sir Paul Goodwin), le concerto en sol de Ravel avec l’orchestre National du Liban (Claire Levacher), le 5e concerto de Beethoven avec l’Orchestre Philharmonique du Liban (Wallid Moussalem),.. Depuis quelques années, elle explore plus avant les écritures contemporaines et travaille en étroite collaboration avec des compositeurs tels que Tristan Murail, François Meïmoun, Alain Louvier, Bruno Ducol, Mauro Lanza ou Philippe Fénelon.

En 2008, Universal/Deutsche Grammophon demande à Marie Vermeulin de participer à son intégrale Messiaen.

En 2013, elle enregistre son premier récital ; consacré à Messiaen (Paraty), il reçoit les ffff de Télérama. Il est suivi d’un opus Debussy paru en 2016 sous le label du festival Printemps des Arts de Monte-Carlo.

* « Rien n’est bon que d’aimer » est un vers du poème d’Alfred de Musset « A la Malibran ».

 

Informations Pratiques

La Chapelle des Carmélites

1 rue du Périgord – 31000 Toulouse

Tél. 05 61 21 27 60

Métro Capitole (ligne A) ou Jeanne d’Arc (ligne B)

Réservations :

Office Tourisme – Donjon du Capitole - 0 892 18 01 80 (0,45€ /minute + prix d’appel)

Festik

Tarifs :

24 €- Réduit : 15 €- Enfant -10 ans gratuit- places non numérotées

MUSIQUE EN DIALOGUE AUX CARMELITES est soutenue par la Mairie de Toulouse et organisée par VMI Productions

musique en Dialogue aux Carmélites page facebook

 

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