A travers 101 définitions, d'Art à Zèbre en passant par Glamour, Hommes politiques ou Kawaï, Anne de Marnhac nous propose une approche riche et unique du maquillage sous son aspect sociologique, historique et esthétique, en 101 mots ! Pourquoi une telle effervescence ? Que nous raconte-t-elle des évolutions du monde contemporain ? Quels en sont les enjeux comme les moteurs ?

Les 101 mots du maquillage à l’usage de tous

Les 101 mots du maquillage à l’usage de tous

Les 101 mots du maquillage à l’usage de tous

Parfois écrin, parfois écran, toujours à fleur de peau, le maquillage transforme les visages en paysages.

Doté d’une grande charge symbolique, il est un invariant dans le temps et dans l’espace. Il a traversé les siècles comme il traverse les pays.

Mais, depuis le XXe siècle qui a vu naître ses principales inventions, la cosmétique s’est emballée. Coloris, matières, actifs, ne cessent d’apparaître comme autant de baguettes magiques capables de métamorphoser visages, cheveux et corps.

Désormais, le maquillage n’est plus artisanal mais représente une économie considérable. Il est aussi présent dans les vies que cette autre parure de l’être humain : le vêtement.

LES 101 MOTS

D’… Art :

« Tracés, nuances, couleurs, le maquillage est une création qui transforme les visages en paysages, autorisant la réécriture à l’infini de l’apparence humaine. Un art de l’incarnation de rêves. Un très ancien rêve humain, pas celui d’Icare − voler, mais celui de Zeus : se métamorphoser. »

A… Zèbre :

« Un drôle d’animal. Ne l’aurait-on vu qu’une seule fois, les atours de sa peau restent en mémoire. Où commencent les rayures blanches? Où s’arrêtent les rayures noires? À moins que ce ne soit l’inverse ? Et pourquoi ce maquillage de la peau ? Serait-ce une stratégie d’adaptation au milieu ? » « …Alors, serait-ce un écran ? Ou un écrin ? Pour se différencier des autres équidés? Pour surprendre ? Pour séduire ?...

Bref, il incarne la vocation même du maquillage. »

En passant par … Glamour :

« …Le glamour a favorisé le succès du maquillage en diffusant des images de vamps, icônes de beauté et femmes fatales. Le terme glamour, qui vient de l’écossais, désignait à l’origine un sort, un envoûtement.

Greta Garbo et Marlène Dietrich en ont rassemblé les sortilèges et défini l’essence. Les titres de leurs films témoignent de la puissance fantasmatique de leur aura: La Femme divine, La Belle Ténébreuse, La Belle Ensorceleuse, L’Ange des maudits, L’Entraîneuse fatale, L’Ange bleu. » « …Aujourd’hui, à Hollywood, Cannes, Venise, les tapis rouges sont les derniers refuges de cette mythologie de la femme qui affiche clairement le recours à l’artifice et aux atours du maquillage. »

… Hommes politiques :

« … Pour l’homme politique, dans une société régie par le déferlement d’images immédiatement lues et décryptées par les uns et les autres, le maquillage est une nécessité. Il ira des teintures capillaires au vrai-faux bronzage en passant par le blanchiment des dents. Tracés et coloris doivent conférer santé, vigueur, force.

Le maquillage est une parure visuelle destinée à renforcer l’effet des paroles prononcées. Et un cache-misère visant à dissimuler tous les défauts... de la peau. »

ou Kawaï...

« Les kawaï, à l’inverse des gothiques, voient la vie en rose. Ou, en tout cas, la colorent grâce au maquillage. Ce mouvement né au Japon – le mot kawaï y signifie « mignon », « adorable » – s’incarne dans la mode et le maquillage : pommettes couleur dragée, lèvres nacrées, regards agrandis à la manière des héroïnes de mangas.

Les cheveux sont décolorés, blondis et méchés de rose. Les ongles sont décorés de motifs à l’effigie de Hello Kitty et autres aimables créatures du pays du Soleil-Levant.

Le maquillage permet de vivre un rêve éveillé en injectant de la fiction dans la réalité. Il transforme l’humain en créature irréelle, mi-poupée, mi-adolescente, comme si les mangas venaient s’incarner dans la rue.

LE LIVRE

Une approche riche et unique du maquillage sous son aspect sociologique, historique et esthétique, en 101 mots !

Pourquoi une telle effervescence ?

Que nous raconte-t-elle des évolutions du monde contemporain ? Quels en sont les enjeux comme les moteurs ?

Transculturel, graphique, ludique, excentrique, thérapeutique, initiatique, le maquillage est tout sauf… insignifiant.

Entre performances artistiques, pratiques contestataires et codes sociaux, le maquillage est la palette offerte à nos sociétés qui rêvent à l’invention du Soi.

Anne de Marnhac

Normalienne, diplômée en lettres et en ethnologie, Anne de Marnhac est l'auteur de nombreux ouvrages sur les représentations littéraires et artistiques de la beauté ainsi que sur l'histoire de ses rituels et pratiques.

Elle exerce également ses qualités de conseils auprès des plus grandes marques de luxe et a été chroniqueuse pour la RTBF ainsi que pour l'émission de Stéphane Bern Comment ça va bien ? diffusée sur France 2.

LA COLLECTION

Avec Les 101 mots du maquillage à l’usage de tous, Archibooks fête son 30e ouvrage.

La collection « 101 mots à l’usage de tous » a pour vocation de permettre aux amateurs d’art, de design, d’architecture, d’urbanisme… d’appréhender avec un regard neuf ces disciplines artistiques, grâce aux plumes d’experts qui ont élu leurs 101 mots personnels .

http://www.bookstorming.com/fr/archibooks/

Les éditions archibooks se consacrent à la création contemporaine : architecture, urbanisme et design. Archibooks publie monographies, catalogues d’exposition, essais et entretiens d’architectes au rythme d’une quarantaine d’ouvrages par an, distribués dans un millier de points de vente.

Tag(s) : #Lecture

Partager cet article

Repost 0