Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe, porte-parole du dalaï-lama, expose 30 photos originales à Toulouse lors de l'exposition « De Foudre et de diamant » (Musée Paul Dupuy) à partir du 12 décembre.

Matthieu Ricard expose à Toulouse au Musée Paul Dupuy

Matthieu Ricard expose à Toulouse au Musée Paul Dupuy

De Foudre et de diamant

Matthieu Ricard expose à Toulouse

Musée Paul Dupuy

Cela fait plus de trente ans que Matthieu Ricard réside au cœur de l'Himalaya. Au cours de ces années, il a lié d'étroites relations avec certains des plus grands maîtres du bouddhisme, de Dilgo Khyentsé Rimpoché au Dalaï-Lama dont il est, en France, le traducteur et le porte-parole. Il est aussi un photographe hors du commun.

Femmes portant leurs parures (Tibet) © Matthieu Ricard

Femmes portant leurs parures (Tibet) © Matthieu Ricard

Trente photographies de Matthieu Ricard

Ainsi, trente grands tirages photographiques invitent le spectateur à un voyage dans un Tibet inédit, un périple intérieur et extérieur au cœur de la spiritualité bouddhiste mais aussi de la vie quotidienne et des fêtes de ce peuple des confins de l'Himalaya.

Les images de Matthieu Ricard nous plongent dans la vie des monastères, nous racontent les hommes et les paysages du Tibet. Le photographe nous dévoile des instants de sérénité, l'altruisme d'un regard, la bienveillance d'un sourire, l'humanité des moines.

À la clinique (Tibet) © Matthieu Ricard

 

À la clinique (Tibet) © Matthieu Ricard

24 peintures tibétaines anciennes

Au musée Paul-Dupuy seront exposées 24 peintures tibétaines anciennes, appelées thangkas, objets d'entrainement à la visualisation des divinités dans le bouddhisme tantrique. « Chose que l’on déroule », le thangka est un rouleau vertical, une toile – généralement de coton – recouverte d’un enduit minéral, peinte le plus souvent à l’aide de pigments naturels et montée sur un riche brocart de soie.

Par sa technique, le thangka est donc un hybride entre la peinture de chevalet et la peinture murale a secco. Du XVIIe au XXe siècle, les œuvres entraînent le visiteur dans un voyage au cœur de l’exubérante iconographie du bouddhisme du Pays des Neiges où les enseignements tantriques venus de l’Inde, au VIIIe siècle de notre ère, se sont fortement métissés au contact des cultes anciens de l’Himalaya.

En voyant défiler devant soi les bouddhas, dharmapalâs, dakinis et autres déités aux aspects paisibles ou violemment farouches, on comprend bien vite, qu’au-delà des innombrables formes et métamorphoses que prend la bouddhéité, l’image revêt une importance cruciale dans le bouddhisme tibétain.

Qu’un thangka ait été peint pour servir d’offrande, pour obtenir une renaissance favorable ou une guérison ou pour être accroché au-dessus de l’autel d’une déité, son usage reste celui d’un support de visualisation dans des pratiques de méditation et d’entrainement de l’esprit au coeur desquelles l’image mentale est la seule qui importe véritablement in fine.

Elle seule est le miroir de l’esprit qui, correctement guidé sur la voie, fera l’expérience de la vacuité du monde et atteindra l’Eveil et la libération de la souffrance promis à tous les êtres par le bouddha historique.

 

De Foudre et de Diamant du 13 décembre 2016 au 21 mai 2017 au Musée Paul Dupuy à Toulouse.

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