La plupart des correspondances commencent par « je », faut-il proscrire de notre style épistolaire ce mot « je » qui vient naturellement pour parler de soi. Le « moitrinarisme » fatigue vite et risque d’irriter qui vous lit.

Devez-vous noyer votre moi ?

Devez-vous noyer votre moi ?

Proscrire le moi

Noyer le je

L’orange de cette bouée vous aura certainement attiré l’œil et vous avez compris que cet article entre dans la thématique orange de votre évènement Lundi Soleil.

Pourquoi écrire sur une bouée ? Elle est l’occasion de réfléchir à la noyade du « moitrinarisme » qui consiste à utiliser le « Je » (avec majuscule) dans vos écrits.

Ecrire c’est correspondre

Si vos phrases commencent invariablement par  « je » le lecteur peut rapidement avoir l’impression que vous vous pavanez et il peut ainsi se sentir agressé.

Ecrire c’est correspondre et l’emploi du « vous » accrochera davantage votre correspondant.

Comparez cette phrase :

« J’ai bien reçu votre email »

Avec cette forme beaucoup plus plaisante :

« L’aimable email que vous avez eu la gentillesse de m’écrire a retenu toute mon attention ».

Votre écrit est approprié par le lecteur dès lors que vous le publiez, il devient en quelque sorte son bien et il s’approprie les mots (ceci ne voulant pas dire qu’il partage votre avis).

Mettre le « je » en sourdine

Pour être compris et pour faire partager votre point de vue, une des clés du succès est de considérer le sujet du point vue des lecteurs autant que du vôtre.

Mettre le « je » en sourdine c’est ajouter des atouts à votre jeu. Nous sommes tous des égocentriques en puissance et vous devez spéculer aussi adroitement que possible sur ce commun travers.

lundi soleil septembre orange

Et vous trouvez-vous que le « je » est haïssable ?

 

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Tag(s) : #Chronique, #Coaching

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