Benoït Luisière artiste Midi-Pyrénéen construit, série après série, une œuvre semblant faite de bric et de broc mais qui nous touche de tout son humour, sa sensibilité et sa pertinence intellectuelle. L’exposition organisée par le Château d’Eau (Toulouse) est l’occasion de croiser pour la première fois plusieurs des ensembles de cet artiste pour en tisser le lien de la cohérence.

© Benoït Luisière

© Benoït Luisière

Les dimanches sont conformes, les écarts ordinaires

Vernissage le 30 juin 2016 à partir de 18h
Exposition présentée jusqu'au 18 septembre 2016

Exposition Photos au Château d’Eau (Toulouse)

« Benoît Luisière se réapproprie l’image de personnes inconnues. Pour cela il scrute des albums de familles anonymes et s’y invite, il récupère des images souvent ridicules sur Internet et s’y met en scène, ou, plus récemment, procède à un échange délibéré d’identité avec des hommes, ou des femmes, qu’il rencontre dans la rue.
Il a aussi une conscience aigüe de l’époque qu’il traverse, où le modèle d’une vie réussie porte le nom d’un bijoutier suisse.
Il aborde l’autre partie de son travail sous l’angle de l’inventaire dérisoire. Il collecte des signes pauvres, à la fois symptômes et élans vitaux, qu’il qualifie de lapsus, pour témoigner d’une relation au monde où l’Absurde serait une façon de résister mais aussi une forme de joie face à un horizon triste.
» (Sandra Ligez)

Benoït Luisière

Benoît Luisière est né en 1972 et habite dans l’Ariège, à Pamiers.
Documentaliste de formation, il interroge la culture populaire de notre société occidentale en collectant les signes pauvres de son économie, de ses loisirs ou de ses habitudes environnementales. Il les classe dans des ensembles aux titres teintés de lucidité et d’ironie, tel : «En attente de volonté», «Foire à foire au», «Déclencheurs de désirs», «Véritables mensonges»…

Il enrichit ses collectes au fil du temps et des trouvailles en réalisant lui même des clichés d’objets ordinaires ou en les trouvant dans des albums de familles anonymes ou sur internet. Depuis 2011, il s’approprie ces photographies vernaculaires et, les détournant par des jeux de photomontages, il questionne les rituels de nos pratiques sociales de la photographie.(Source  JML)

 

Exposition soutenue par le laboratoire Photon et l’atelier d’encadrement «Au fil du cadre».

 

Source : le Château d’Eau

Le Château d’Eau

1, Place Laganne

31300 Toulouse

Bernieshoot Webzine

Tag(s) : #Exposition, #Toulouse, #Culture

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