Le virus Zika transmis par les moustiques  n’est pas sorti de nulle part, même si nous pourrions avoir cette impression. La rapidité de sa propagation à la fois à travers l’Amérique et dans la conscience publique au cours du mois passé, notamment depuis que la transmission par voie sexuelle du virus est une possibilité annonce une épidémie qui guette peut-être l'Europe.

Virus Zika sexuellement transmissible

Virus Zika

Le virus Zika en quelques mots

Le virus  a été identifié en 1947 dans la forêt Zika en Ouganda. Pendant des décennies, il a été surtout présent en  Afrique et en Asie du Sud-est, avec seulement 14 cas documentés jusqu'en 2007.

La première épidémie Zika majeure a frappé l'île de Yap en Micronésie. D’autres îles du Pacifique ont commencé à voir plus de cas et en 2013, une autre épidémie  a eu lieu en en Polynésie française. L'épidémie actuelle a commencé au Brésil en mai 2015 et s’est  étendue à 22 autres pays en Amérique du Nord , Amérique du Sud, ainsi qu’à  Porto Rico et aux îles Vierges américaines (source :  Centers for Disease Control and Prevention).

Personne ne sait vraiment comment Zika est arrivé au Brésil, mais le gouvernement brésilien pense qu’un voyageur de la Coupe du monde l’a peut-être apporté dans le pays en 2014 (source : Reuters).

 

Transmission sexuelle

Le  CDC a confirmé un cas de transmission sexuelle du virus  Zika à Dallas, au Texas, dans laquelle une personne a transmis le virus à son partenaire suite à un rapport sexuel. Elle avait contracté le virus à l'étranger.

Des soupçons sur la transmission du virus  Zika par voie sexuelle existaient déjà suite à la découverte de traces du virus dans le sperme d'un patient au cours de l’épidémie en Polynésie française épidémie, mais il n’y avait alors pas  certitude.

Alors que l'épidémie se développe maintenant rapidement, le directeur général de l'OMS, Margaret Chan, a déclaré que le virus Zika a «une diffusion très rapide " à travers l’Amérique.

L'urgence n’est pas tant le virus Zika en  lui-même, mais les maladies neurologiques qu’il peut engendrer.

 Depuis mai dernier, le Brésil a connu une légère hausse des cas de microcéphalie (anomalie de naissance de la  taille de la boîte crânienne avec un diamètre inférieur à la normal) et du syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique).

L'OMS "soupçonne fortement un  lien de causalité entre le virus Zika et microcéphalie ou le syndrome de Guillain-Barré.

Moustique tigre

Tous les moustiques ne sont heureusement pas des moustiques tigres.  Le moustique tigre est de petite taille (donc plus difficile à voir) : il est plus petit qu’une pièce de un centime d’euro. "tigre" vient du fait des rayures noires et blanches qui sont présentes sur son corps et ses pattes.

Il peut transmettre la dengue, le chikungunya et le virus Zyka.

 Je n’en ai pas encore vu dans mon jardin mais si le cas se présente j’ajouterais une photo.

 

Se protéger

Il n'y a pas de vaccins ou de traitements actuellement disponibles pour  traiter le virus Zika. Un vaccin dans une phase  essai clinique est espéré d'ici la fin de l'été

Sortez couvert

Comme pour le SIDA il est fondamental d’éviter tout contact avec le sperme d’une personne déjà infectée ou   qui a été dans un pays où le virus sévit.

Se protéger des piqûres de moustique

Ceci est valable si vous voyagez dans les pays touchés, mais il faut savoir que le moustique tigre est de plus en plus présent dans le sud de la France. De plus lorsque nous voyons que la moyenne des températures de janvier à Toulouse a été de onze degrés (contre cinq d’habitude). Les raisons de s’inquiéter sont plus que justifier.

Supprimer l’eau stagnante

Il faut essayer de limiter l’eau stagnante dans votre jardin ou balcon. Par exemple, vider régulièrement les coupelles d’eau sous les pots de fleur ou ne pas laisser de récipient avec de l’eau (arrosoir, bassine).

Ce sont des précautions qui sont basées sur le bon sens, mais qui ont leurs limites. En campagne, il n’est pas rare de trouver de l’eau stagnante dans fossé. L’idée est surtout de ne pas accroître les possibilités de développement

Répulsifs

 Lorsque je me rendais dans des pays en Afrique où le risque de paludisme existait limiter la zone de peau exposée aux piqûres était essentielle et donc avoir des manches longues ce qui n’est pas forcément agréable.

L’utilisation de répulsifs anti-moustiques va sans doute être nécessaire par principe de précaution. Un sujet à suivre avec attention en espérant que les médias diffuseront cette fois des informations pertinentes et non des informations visant à rassurer l’opinion publique.

Parfois, il faut être entêté pour que l’information circule, d’où le choix de ma photo de couverture.

 

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Tag(s) : #Tribune

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